SCÈNE XÏV
M. DE SAINT-PIERRB, EDMOND
M. DE SAINT-PIERRE^ à Edmond.
^'' Eh ! arrivez donc, mon cher.. Comment celava-t-il?... J'étais d'une inquiétude...
EDMOND
Ah! Monsieur, comment vous prouver ma reconnçiissance?,. Après avoir lu votre billet, votre homme d'affaires a pHs surle-champ toutes les mesures nécessaires, il était temps.,, car c'est demain que le délai expire. ..
Air du yaucfeville de V Opéra-Comique.
Grâce à vous, grâce à lui., je puis Tout recouvrer, sans qu'il m'en'coûte.
Quel hoDoète homme! daos Paris Ed est-il comme lui?
Sans doute. .
Oui, des avoués sans défaut, ' D*uQe probité scrupuleuse, On peut en trouver... il ue faut Qu'avoir la main heureuse. ~
EDMOND
Par exemple , il m'a demandé sur-le-cbamp tna clientèle pour l'avenir... Vous devinea ma réponse. En même temps ce hrave homme avait un domestique... un excellent sujet...
M. DE SAINT-PIERRE
. Hein !.. qu'est-oe que vous me dites là?
EDMOND
Il désirait le placer auprès d'un homme riche , en qualité de valet de chambre... 11 me l'a proposé...
M. Q9 6AINT'4»|BftR&.
Ah! mon Dieu!
EDMOND
Et vous sentez bien que j'ai accepté sur-le-champ.
.M. DE SAINT-PIEftAE.
Vous avez accepté?
EDMOND
Certainement, et en le remerciant encore... Mais qu'avez vous donc?... et d'où vient le trouble où je vous vois*!?
M. DE^AINT-PIERRE^ à part.
Nos affaires allaient si bien jusque-là... Il ne fallait pas moins qu'un avoué pour les embrouiller... (Haut.) Malheureux jeune homme^ qu'aves&-vous fait?
Ë DMOND.
Quelle faute ai-je donc commise?
M. DE SAINT-PIERRE
La plus grande de toutes!... Vous ne savez donc pas que dans la situation où vous êtes, le choix d'un domestique est pour vous de la dernière importance, que votre sort en dépendait?..
EDMOND
Que voulez-vous dire?
M. DE SAINT-PIERRE
Que la main puissante qui vous protégeait se voit forcée de vous abandonner... que le cours de vos prospérités va soudain s'arrêter, et que vous n'avez plus maintenant que des malheurs à attendre.