‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 172 sur 446 · SCÈNE XIX · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX

Nous offre un pas difficile à franchir;

Heureux^ lorsque dans sa carrière^ On peut le voir arriver sans pâlir.

Plus heureux encore^ il me semble^

Quand^ touché d*un égal amour^

On a passé sa vie ep^emble, Et qu'on arrive ensemble au dernier jour.

MADAME DE RGSTANGE.

Jeunes beautés qu'au printemps Ton adore^ A votre char vous traînez mille amants; Mais l'âge vient^ et vous pouves eneore Plaire et charmer dans l'hiver de vos ans. Oui^ les succès que le cœur nous profitute Bravent le temps^ et nous restent toiyours. Dans la bonté cherchons notre parure> Quand nos attraits sont à leurs derniers jours.

Dans des places comme les nôtres^

Quoiqu'un peu d'orgueil soit permis^

Je n'ai jamais^ comme tant d'autres, Dans le bopheur oublié mes amis.

Oui, lorsque la grandeur commence,

La mémoire fuit sans retour,

Et l'aurore de la puissance De l'amitié devient le dernier jour.

CÉCILE^ au public.

Par une disgrâce commune^

Aux grands, hélas! comme aux petits

On dit qu'en perdant sa fortune.

On perd souvent tous ses amis.

(a m. de Saint-Pierre.) Ah! puisse-t-il n'avoir pas cette chance. De cet ouvrage assurez le retour; Et puis, hélas ! le jour de sa naissance Ne pas être son dernier jour!

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