SCÈNE PREMIÈRE
M. DESROCHES, MADEMOISELLE DESROCHBS.
DESROCHES
Ah çà! tâchons de nous entendre, si iiôUs poUvorié. Vous voici arrivée à un âge décisif : à celui où il faut rester fille, ou prendre un mari.
MADEMOISELLE DESROCâËS.
Air . Connaissez mieux le grand Eugène. Mais mon à^e est encor^ mon frère, t'ort raisonnable, Dieu merci.
DCSROCHES.
Hélas! que n'ètes-vous, ma chère, Aussi raisonnable que lui!
MADEMOISELLE DESROCHÉS;
Je n*ai compté, jusqu'ici, je m'en vante> Que des printemps.
DESROCHteS.
Le fait est clair ;
40 u mufiiE KT u vnmcQcinu
fpiney TOBS nHB aoya le droîL^
Du loot; je ne sus plus mire tnlOD' êtes maycMe, cC Bûtrese de Tous-iBèBe. Mâs j'ai du moins coDSBTé le drat de ranontnnce! d je pvs mos dfmjndg poaDrqofli, ^aqjiie jour, wcns toqs f*»;"»» de rester fiDc;, ci pomqnoî vobs n'acceptes pas le parti que je tobs prapose, M. Darandy m amé de ptoiinoe, et poortant m garçon d'esprit, on parfait honnête homnir, i qui j'ai domé parole, et qui doit aERYor cette semaine; pofsqnoî n'en mnlei-mias pas?
Pioonfooi? paree qoe j'espère tromcr
Mais Toilà trente ans qœ tous espères ainsi; et si je ne cnignais de toqs ficber, je tous dîrab : « Bdle Pinlis, on
Anan, c'ert Toire fante : pooninoî woas ohstiiifr à rester au Marais? Groyes-vons que les jcnnes gens à la mode Tiendront TOUS 7 dierdier? et le moyen de troorcr nn mari quand on demeiue à la Place-Royale?
IKaboffd, ma sœur, !Onon y demeorait.
Ansôy est-dle restée fille.
Ah! Toos appdei cela rester fille! ions êtes bien homiêle ! Mais je ne Tob pas, mok, pourquoi tous en Tonles tant à notre Marais. Ce n'est pas parce que j'ai l'honneur d>f être ptoptiétaire, mais trourefrmoi donc nn plus beau quartier! Un air pur, des rues si^erhes! une population paille; tous parapluies à canne!
A la bonne heure; mais c'est prorinoe : le Marais n'est pas dans Paris.
SCiNB II. 41
DESROCHES
D'accord; mais tous conviendrez qu'il en est bien près.
MADEMOISELLE DESROCHES
Eh bien ! prouve^le-moi en me menant ce soir au spectacle.
DESROCHES
Je ne vous empêche pas d'y aller avec Justine ^ votre filleule; mais moi je vais passer la soirée chez mon ami Dumont. (il appelle.) Justine, as-tu averti ton oncle, M. Poudret, mon perruquier?
JUSTINE, en entrant.
Oui, Monsieur; mais il était en bas, dans sa boutique, à parler politique avec le marchand de vins; ça fait qu'il ne m'aura peut-être pas entendue.
DESROCHES
Retoumes-y, et qu'il vienne me raser. Tous ces perruquiers sont si bavai'ds, et celui-là, surtout! même quand il est seul, il ne peut pas se faire la barbe sans se couper : et pourquoi? parce qu'il faut qu'il se parle à lui-même... Adieu, ma sœur; sans rancune : bien du plaisir ce soir.