SCÈNE V
MAKHOISELLE DESROCHES, écrh»i; ALCIBIADE,
par la porte da CsaÉ.
ALCIBIADC, à put.
PenoimeiNmrm'annonc^r! K^rdzat sir vme carte.] Madame Mtinral, Place-Royale, n* 28; ce doit être ici. ' ^tm^tzmt Bade. flM«seii« Deirocbes.j Ah! Toilà >ans doale la dame qsâ m'a fait demander, et que je dms coiffer, (s'avaaçut et saïaaaL) Madame^ "«■•ricB-Toiis me faire llionneiir de me dire...
^GBflË T. A^
MADÈMOlSEtLE DfeàROCfiEâ.
Hein! qui vient là! (lc regardant.) Ah! moh Diett! en croiraisje mes yeux? mon jeune inconhu!
ALCIBIADE^ à ptyrt
0 ciel! ma passion de l'autre jour! celte dame que j'ai rencontrée à Meudon. (Haut.) Combien je dois me féliciter. Mademoiselle! que je sui&heureut de vous tietrôUver enfin!
MADEMOISELLE DEâliOCflËS.
Arrêtez! Monsieur; je vous l'ai déjà dit : je dépends db M. Desroches, mon frère ; je âtds thaitresse, il est vrai, de mon cœur, de ma main, et d'une soixàhtaiiie de mille fhincs.
ALCIBIADE
Soixante mille francs!
MADEMOISELLE DESROCHES
Mais je ne puis en disposer sâtis son aveu.
ÂLClBIAbE.
C'est le vôtre surtout qui me serait J)!: écieux ! On me ndmnie Saint-Amand, (a part.) c'est mon nom de société. (Haut.) Je vais dans les meilleures maisons; et j'ai reçu souvent dans mon salon les personnages les plus distingués. Ah ! si j'étais sbr d'être aimé pour moi-même !
MADEMOISELLE DESROCHES
Pouvez-vous en douter encore? Tenez, lisez plutôt, (loî donnant le papier qui était sûr la table.) YOUS VOyCZ qu'CU VOtTC àbsenCO
je m'occupais de vous.
ALCIBIADE, baisant la feuille de papier.
Grands dieux ! il se pourrait ?
MADEMOISELLE DESROCHES
Eh bien! que faites-vous?
ALCIBIADE
Je presse contre mes lèvtes ces fcâr^tères chéris, qui ne me quitteront jamais ( (ii met la lettre dans sa poehe.) Ah ! pouT mettre le comble à vos bontés , qu'il me soit permis de me présenter . chez vous, d'aspirer à l'honneur d'être votre chevalier!, J'ai souvent des billets pour les Musées, les Expositions , le Dio- \ rama, Paiiorama, Cosmorama. Quand on est lancé dans le ' monde...
ÀiR : Le fieuvb dé lu tH>.
J'en ai pour rOpérà-Comique, Pour les Bouffons, pbu'r l'Opéra,
4S LE GOIFFBUE ET US PERR1TQUIE&.
La Gaieté, le Cirque-Olympique^ Le YandeTille, et êœtera!
De tons je ne peux prendre notes!
Billets de spectacle ou d*ainour.
J'en reçois tant, que chaque jour J'en fais des papillotes.
lUDEXOiSELLB DESROCHES.
Nous allons peu au spectacle; ce soir, cependant, moi et ma filleule, nous avons le projet.. •
ALCIBIAOE.
Vous n'irez pas seule : je tous accompagnerai, je yous donnerai mon bras.
MADEMOISELLE DBSBOCHES.
Mais, Monsieur...
ALCIBIADB.
Vous acceptez, c'est convenu; ce soir, avant sept heures, je serai à votre porte avec mon tiU>ury.
MADEMOISELLE DESROCHES
Vous le voulez; je vais, dès ce moment, m'occuper de ma toilette, acheter des fleurs, des rubans.
ALCIBIADE
Daignez accepter ma main.
MADEMOISELLE DESROCHES
Non pas ; il y a des voisins et des médisants, même à la Place-Roysde. (Faisant u réYérence.) C'est moi qui vous laisse; je descends par mon autre escalier. A ce soir.
ALCIBIADE
A ce soir! (Mademoiselle Desrocbes rentre dans sa chambre.)