‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 222 sur 446 · MADEMOISELLE DESROCHES, ALCIBIADË, M. DES- ROCHES · texte numérisé non relu

MADEMOISELLE DESROCHES, ALCIBIADË, M. DES- ROCHES

DESROCHES

Eh l^fon! Monsieur, vous allez être satisfait; on va vous apporter ce que vous demandez; et il me semhle qu'en attendant, vous pourriez toujours commencer par jnettre de§ papillottes.

ALÇIBIADE.

Très-volontiers; si ce n'est que cela, (u fbaïiie dans sa poche» «n

tire une feuille de papier, qu'il coupe en plusieurs morceaux ; U les donne k tenir à M. Desroches , et commence à en mettre une.) Jô VOUS demanderai

de tenir la tête iin peu plus droite.

DESROCHES, qui pendant ce temps a jeté les yeux sur le papier qu*il tient.

Que vois-je ? récriture de ma sœur!

MADEMOISELLE DE6R0CHES

Ah! mon Dieu, c'est ma lettre de ce matin !

DESROCHES, lisant.

c( Je crains pour mon cosur l'explosion d'un sentiment qui.

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longtemps concentre... » Une pareille lettre entpe vos mains! Qu'est-ce que cela veut dire?

MADEMOISELLE DESROCHES

Qu'il n'y a plus moyen de feindre ; qu'il faut enfin vous avouer la vérité. Oui, mon frère , Monsieur n'est paç ce que nous avons dit : c'est un amant déguisé.

DESROCHES, ea riant.

La belle malice ! comme ^i j/^ ne le savais pas I

MADEMOISELLE DESROCH^S.-

Quoi ! mon frère, vous consentiriez ?

PESRQCHES.

Eh! morbleu! que ne le disipz-vous tout de suite! Dès que Monsieur vous aime, et que vous lui plaisez, vous êtes bien la maîtresse de l'épouser, soyez unis, et n'en parlons plus.

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