SCÈNE XIX
liES PRÉCÉDENTS ; POUDRET, entrant et Uissunt tomber «ou fer à pa-
piUottes.
POUDRET.
Vous les unissez ! l'ai-je bien entendu?
MADEMOISELLE DESROCHES
Eh! oui, sans doute, Monsieur m'épouse.
POUDRET.
0 désolation de l'abomination! tout est renversé, tout est confondu! la rue Vivienne est au Marais l et la boutique est dans le salon! Lui, épouser la sœur de mon ancienne pratique! lui, un indigne confrère!
DESROCHES
Poudret, vous êtes dans l'erreur, ï^ojigieur n'esf pfi5 yptre confrère.
PppDRET.
Il n'est point mon confrère? c'est-^-dJre que vous Téleyez au-djBssus 4e moi; que vp^s pj-oclaujez Ja supériorité dé Ja | Tûus siir là perruque.
MADEMOISELLE DES^pC^S.
Ah çà! â qui en a-t-|l donc?
POUDRET.
A qui j'en ai? Croyez-vous que la poudre m'i^yeugle {lu ^ point de n'y pas voir?L'ingrîat! c'est au ipoment où, attendri
64 LE GOIFFEUft ET LE PEEEUQUIEE.
par les lannes de ma nièce ^j'allais consentir à leur union, j'allais lui donner pour dot ces vingt mille francs, fruit de mes économies, et que j'ai acquis à la sueur de tant de fronts!..
INlSROCBCS.
Ah çà ! Poudret, tâchons de nous entendre.
ForimET.
Non, Monsieur, c'est fini; puisque vous me cbassex, puisque TOUS m'exiles, puisque me voilà devenu le paria de la coiffure, je quitte la maison ; je ne suis plus votre locataire : j'irai me réfugier dans quoique faubourg écarté, où je pourrai, loin des hommes, exercer mon état de perruquier misanthrope.