‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 230 sur 446 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

SCIPION

Trouve-moi donc une autre manière de couper la fièvre.

VICTOR

Encore un nouveau service que je vous dois! et c'est moi qui suis cause de l'embarras où vous vous trouvez^ moi qui ne fkis rien pour vous^ qui vous suis à charge.

CAMILLE^ qui H*est approchée de lui.

Victor! Victor! que dites-vous? et quelles sont ces idées-là! (Aux deui autres.) Apprenez qu'hier encore je l'écoutais^ et qu'il ne parlait que de se tuer.

VICTOR

Moi!

CAMILLE

Oui, Monsieur 9 je vous ai entendu.

SCIPION

Qu'est-ce que c'est que cela, Monsieur? est-ce que cela vous regarde? Chacun son état! Quand on a un ami qui est reçu docteur, on ne s'occupe plus de ces choses-là! D'ailleiu-s, je ne vois pas qu'il y ait de quoi se désoler; s'il faut partir d'ici, eh bien! nous partirons; mais tous les trois, et sans nous quitter.

Air de JtUie.

Rappelons-nous le serment qui nous lie.

Le même toit toujours nous recevra ;

Et de notre joyeuse vie.

Quand le dernier terme échoira.

Il faudra bien déloger, il me semble ; Mais, Dieu clément que nous implorons tous,

ENSEMBLE

Pour dernier bienfait permets-nous ^ . . De déménager tous ensemble. ) **'

CAMILLE

Mais, un instant; ne pourrait-on pas obtenir encore du temps de M. Ducros, notre propriétaire? il a l'air si bon avec naoi.

VICTOR

Du tout, il ne faut pas y songer, (a voix basse, au deux autres.)

Apprenez qu'hier j'ai eu une scène avec lui ; je l'ai surpris faisant l'aimable avec Camille, et j'ai manqué le jeter du haut en bas de l'escalier.

AUGUSTE, viyement.

Eh bien! par exemple, si je l'avais vu.

^ LA MANSAIO)» DES AaTISTES.

SCIPIOM^ de même.

Et moi^ donc; â ne sérail mort que de ma main, (ou entend

Bonner.)

CAMILLC^ allant k la porte et regardant par le petit guicheU

C'est monsieur Ducrosl

YICTOR.

C'est lui ! quand j'y pense^ je ne sais ce qui me tient...

SCiplON.

C'est Ç8Ly il va tout gâter. Aie la bonté d'entrer ici à .côté ; et laisse-nous arranger cette afiPaire-là^ parce qu'à nous deux Auguste, nous prendrons des moyens conciliatoires.

AUGUSTE

Oui^ s'il refuse^ je le jetterai par la fenêtre.

SCtPtfON.

Et moi, comme Sganarelle, je lui donnerai la fièvre, (on

tonne eneor; Tietor entre dan» la e^amlnre à droite, et Camille Taonvrir à M. Duerot.)

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