‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 245 sur 446 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

SCWION.

Qu*est-ce qu'ils ojit donc?

AUGUSTE

Le tableau de cinq cents frailcs, notre unique espoir^ a été vendu soixante francs.

SCIPÎON.

11 serait vrai! eh bien! mes arais^ il lie faut pas se désoler;' « soixante francs^ nous sommes six^, à dix francs par tête^ il y a dh quoi faire im joli dîner.

AUGUSTE

Oui, si nous les avions; mais ils sont encore à venir, le terme n'est pas payé; de sorte que M. Ducros peut tout faire saisir, tout, jusqu'au dîner.

SCIPION

Dieu! quel affront pour nos convives, mon professeur surtout ; je le connais, c'est un entêté, il est venu pour dîner, et il ne s'efi ira pas qu'il n'ait eu satisfaction. Va, Camille, fais comme tu voudras, mais tâche de nous avoir un dîner impromptu, et à crédit.

CAMILLE

Dame! je vais tâcher, j'ai déjà les douze francs de ce matin.

SCIPION

C'est ma foi vrai! voilà déjà le premier service; dépêchetoi, et puis tantôt, quand tu reviendras, Victor a quelque chose à te dire de nia part.

CAMILLE

A moi?

AUGUSTE

Oui, oui, Victor a aussi à te parler de la mienne.

CAMILLE, les regardant d*uu air étonné.

Ah çà! à qui en ont-ils tous les trois?

SCIPION

Va-t'en donc, et par le petit escalier; j'entends notre professeur. (Camille sort par la porte à gauche.)

SCIPION, parlant à Auguste et à Victor.

Dites donc, je vais le faire parler médecine, parce que cela nous fera gagner du temps.

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