‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 246 sur 446 · SCIPION, M. FRAN VAL, AUGUSTE, VICTOR · texte numérisé non relu

SCIPION, M. FRAN VAL, AUGUSTE, VICTOR

M. FRANTAL. .

Salut à l'aimable jeunesse.

AUGUSTE

Bonjour, monsieur Franval.

SCIPION

Bonjour, mon professeur, asseyez-vous donc, je vous prie.

M. FRANVAL

Ça ne me fera pas de mal, car la montée est rude, et je me disai^ en route : Macie animo, yenerose puer! sic Uur ad aHra.

Vous avez raison; nous sommes un peu voisins des astres.

M. FRANVAL

Laissez donc; vous avez une habitation de petites maîtresses, vous êtes de vrais sybarites; de mon temps les élèves en médecine^ logeaient encore plus haut. Il est vrai qu'alors on avait de meillemes. jambes; mais, vois-tu, mon ami Scipion^ c'est un temps à passer; à mesure que tu t'élèveras en réputation, tu descendras d'un étage.

SCIPION

C'est pour cela, mon professeur, que vous êtes maintenant au premier.

M. FRANVAL

Eh! eh! c'est un compliment qu'il me fait là. Oui> mes amis, je me soutiens tant que je peux; mais dans ce momentci, l'ancienne médecine a bien du mal, nous défendons le terrain unguibus et rostro, car il y a de dangereux novateurs.

SCIPION, à part.

C'est bon, nous y voilà.

AUGUSTE

Oui, Scipion nous a conté cela.

M. FRANVAL

Imaginez-vous que, depuis cent ans et plus, on se moquait du docteur Sangrado et de son système; eh bien! nous y voilà revenus : l'eau chaude et la saignée, ou, ce qui revient au. même , les boissons et les sangsues. Les sangsues , ils ne sortent pas de là; c'est le remède de tous les maux, c'est la panacée universelle.

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