‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 275 sur 446 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

URSULE, seule.

Que je suis malheureuse! A-t-on jamais vu une fortune

\3A LA HAINE d'une FEMME.

arriver plus mal à propos?... Ils ont tellement répété que je le détestais, que c'est maintenant une chose convenue, établie. Et j'irais lui dire que je l'aime, au moment où il devient riche ;sm'to ut avec les idées que lui a données ce M. Philippon, qui maintenant ne peut pas me souffrir!... Un honnête homme , je ne dis pas non , mais un vieux professeur qui ne sait que le grec, et qui n'entend rien aux femmes.

AiB : Ce ^ue j'éprouve en vous voyant.

Oui, pourra-t-il croire jamais

Qu'on aime encot* ceux qu'on déteste ? *

Je le vois trop... ce coup funeste

Va renverser tcrus mes projets. '

Gomment croirait-il que je Taime?

Comment le prouver désormais?

Ah! quel bonheur si je pouvais

Aujourd'hui le perdre moi-môme...

Afin de le sauver après!

Oui , cette fortune est un obstacle invincible , et tant qu'elle existera... Quelle idée! si je pouvais le ruiner!... j'espère qu'après cela il ne doutera plus de ma tendresse. Est-ce lui?.* non : c'est Juliette.

Page 1