SCÈNE IV
LËONIE.
'>.tte pauvre Babel, si elle passait un jour sans se fâcbcr,
tlO LE BON PAPA.
C'est une joie à nous seul réservée.
Car il est doui pour le cœur d'un vieillard
De voir encor fêter son arrivée
Quand il se trouve aussi près du départ.
BÀBET^ montrant son livre de dépense.
Oui; mais qui est-ce qui le paiera^ ce bal?
M. DE YERBOIS.
Eh! parbleu 1 c'est moi; qu'est-ce que tu veux donc que je fasse de mon argent ? Je n'ai plus d'autres plaisirs que ceux que je puis procurer aux autres^ et je donne tant que je peux à mes plaisirs.
BABET
A la bonne heure^ Monsieur; mais vous verrez le livre de dépense... quati'e cent» francs pour un bal!
M. DE VERBOIS
Je sais qu'autrefois c'était meilleur marché : mais depuis que les contredanses sont des concertos, et les ménétriers des Viotti, ça a dû renchérir : c'est comme le menuet, qui a été remplacé par les entrechats... il faut bien s'élever à la hauteur du siècle : du reste, je n'y ai pas de regret. Mon petit-fils Adolphe a dansé l'anglaise dans la perfection, et Léonie... (Kgsuyant ses yeux.) je croyaîs rcvoir sa pauvre mère... enfin, des personnes qui viennent rarement chez moi... de simples connaissances me disaient à chaque instant : Monsieur de Verbois, quelle est donc cette jolie personne qui danse avec tant de grâce? — C'est ma petite-fille, Monsieur. — Tu sens que c'est infiniment flatteur pour un grand-papa!
BABET, se levant.
Voilà votre déjeuner. Monsieur.
M. DE VERBOIS
C'est bien. Yeux-tula moitié de ma tasse de chocolat, L^nie?
LÉONIE
Non, mon grand- papa. J'aurais à vous parler, et mon frère Adolphe aussi, du mcHus à ce qu'il m'a dit.
BABET
Et puis une autre audience encore que Monsieur s^t bien.
M. DE VERBOIS
Qui donc?
BABET
Air du vaudeville de l'Écu dé six francs. Eh mais ! cette jeune personne Que Monsieur peut-être attendait.
LR mt3 P.&f A.
ei<n
Dn^fH^yft^-adoK?
■la.
AqgKie DlBralki, le
coU^de
qui
: il daâ kkr à ce hai, et poree de auile avee œi aDHfcre,. il atteatioii à liri, «pK j'étais trèârdésagiéable»; et je inoiB comMJweiy â od peu! dire...
quej
An : Q^U ttt fatiemr #fymwr c«iil«.
EapcasHmje dos mc readre.
Et le bol hier a im
Saq!^ lœ Dons pcib^ioi»? imhk enlenilre.
K. DE ¥EKfi*>i5. étfMmê.
Il « ' pourrait t.. .
LÉoniE.
Oui, c*est ainsi.
M. DC TCBBOIS.
Maïs c'est one horreur... une bootel
LCOnE.
N'esta pas vrai que c'est affirc«\?
Aussi c'est sur tous qoe je compte Poor BOUS raccommoder loos deux.
m'a dit q[iie je ne
Eudes
TOUS
Ilfi LE BON PAPA.
\Wir.PHK.
Voyez-vous, voilà comme nous arrangions cela : voiis nous donniez chacun soixante mille francs.
Ah: ju vous donnais...
ADOLPHE
Oui, c'était convenu avec ma sœur : n'est-ce pas, Léonic, c'est soixante mille francs que nous disions ?
CerlHinement, nous vous l'aurions dit; attendez donc que j'aie fini : nous demeurions tous ensemble, nous ne nous quittions pas; et quelle société vous auriez eue! entoure de soins, de distiactions.,. Et nos enfants donc... je suis sur que ça n'aurait pas été comme nous, vous les auriez gâtés ceuilà... sh!
Grand-papa, vous souriez, vous êtes attendri.
Je ne dis pas non, mes enfants ; mais avant tout il Taut être raisonnable, (a Adolphe.) Quand le contrat de mariage d'Henriette doit-il avoii' lieu?
sûr de votre consentement, que J'ai écrit ce matin en \otre nom et sans vous consulter.
M. DE VERBOIS
Gomment! tu aurais osé...
ADOLPHE
Demander pour vous Henriette en mariage à M. de Saint- Vallier, son oncle. Et si vous me désavouez, c'en est fait de ma
vie!...