‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 312 sur 446 · VAT£L · texte numérisé non relu

VAT£L

• SCÈNE XXL Les précédents, toute la cuisine.

(Tuiis les cuisinieri et marmitons te placeat au o6té droit du tbé&tre. Yatel est sur le de? ant à gauche^ et César à son c6té.)

YATEL. ^

Messieurs, je vous présente le maître d'hôtel de l'ambassadeur de Danemark. (laridon se prosterne devant César, ^et lui baise la

main.) Et toi, mon fils, mon cher César, rends-toi digne des hautes fonctions auxquelles tu es nommé. Tu vas dans ua pays neuf. César; le Danemark est bien en arrière dans la science culinaire : c'est à toi d'y semer, d'y faire germer les bonnes doctrines : ne donne dans aucun excès; mai'che d'un pas ferme entre les doubles écueils de l'incuit et du trop cuit; sois sage dans les assaisonnements; sois modéré dans les épices, et surtout ne porte jamais le poivre jusqu'au fanatisme. Adieu, mon fils, encore une fois adieu. Embrasse-moi, César! n'oublie jamais que tu es du sang des Yatel; et, dans quelque situation que tu te trouves, aie toujours présentes devant les yeux la mort de ton aïeul et la vie de ton père.

CHÙEUR GÉNÉBAL.

Air du Chœur des chasseurs dans Robin des Bois.

VATEL, à César.

Mon cœur paternel Te rend ses bonnes grâces ; Va suivre les traces Du grand Yatel.

CHOEUR

Son cœur paternel Te rend ses bonnes grâces ; Va suivre les traces Du grand Yatel.

MAT<ETrE.

Il faut qu' tout V mond* vive ; Et quand ce couvert A plus d'un convive Ce soir est offert^ Qu'un bravo propice AccueiU* chaqu' service.

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