‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 332 sur 446 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

tJn salon. Porte aâ fond, et, sur le premier plan, deax portes latérales. La porte k droite de Tactenr est celle de l'appartement de madame de Saint-André et d^Antonine ; la porte à ganche isst celle qui conduit aux antres appartements de la maison. Du côté gauche, une pysché, et, sur le devant, une petite table où sont les bijoux de U mariée. De Tautre côté, un petit bureau étégànt; et sur le devant, une ^bie à écrire.

SCÈME PREMIÈRE.

BONNEMAIN^ entrant par la porte du fqpid, et s^arréta^ ppqr parlera la

canionade.

Vous êtes trop bons, je vous renaerde. Daignez pirendre la peine d'attendre au salon. La marjée n'est pas encore prête. Gomment donc! Certainement j'apprécie le§ vqeux que vous faites pour mon bonheur, (pescendant le théâtre.) Au diable les compliments ! Je ne peux pas ignarer que c'est aujom-d'hui le plus beau jour de ma vie ; tout le monde prend plaisir à me le répéter, c'est comme un écho. Les gens de la maison en me faisant leurs révérences, les fournisseurs en présentant leurs mémoires, et les dames de la halle en m'appértant leurs bouquets. Dieu! nue le bonheur coûte cher!

AIR : be sofnmeiller encor, ma ehiré.

A la fin, mes poches s'épuisent;

Car depuis ce matin, d'hbottêut^.

20i LE PLUS BKAU JOUR DE LA VIE.

Je ne vois que gens qui me disent :

« Je prends part à votre bonheur. »

Sur le point d'entrer en ménage, Mon bonlicur est très-grand, je croi.

Mais tant de monde le partage Qu*il n'en restera plus pour moi.

Nous ne sommes qn^au milieu de la journée, et je n'en puis plus; j'ai déjà fait vingt courses pour le moins, en voiture, il est vrai; mais l'ennui de monter et de descendre, et de crotter ses bas de soie... (Regardant la peaduie.) Deux heures! Yoyez si ma

belle-mère et ma future en finiront. (Àpereerant SsteUe qui entra

par la porte à droiu.) Eh bien! ma belle-sœur, où en sommesnous?

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