BONNEMAIN, ESTELLE
ESTELLE
Rassureit-vous, mon cher beau-frère, dans Unstant ma sœur va paraître; la toilette avance, car M. Plaisir, le coiffeur, a presque fini.
BONNEMAIN
C'est heureux! Depuis midi qu'il tient ma femme par les cheveux... Quel terrible homme que ce Pl^sir! on ne peut pas dire qu'il ait des ailes; j'en sais'quelque chose.
Air : Ces postillons sont d'une maladresse.
Pour être beau, pour plaire à ma future. Moi, ce matin, je me suis immolé; Car mes cheveux rétifs à la frisure Sans son secours n'auraient jamais bouclé : Pendant une heure on souffre le martyre, Pour qu*à la mode ils soient ébouriffés. Cent fois heureux, c'est ie cas de le dire, Ceux qui sont nés coiffés!
ESTELLE
Ne VOUS impatientez pas, je vais vous tenir compagnie^ et m'acquitter de la commission dont vous m'aviez chargée. Je sais enfin pourquoi depuis hier ma sœur vous boudait.
BONNEMALN.
Vraiment? vous l'avez deviné?