‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 336 sur 446 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

Air : Il me faudra quitter V empire.

Elle est naWe aatant qu'elle est jolie : Ménagez -la; que sur ses Tolontés Jamais chez tous rien ne la contrarie^ Que ses désirs soient toujours écoutés : Qu*en tous vos soins là complaisance brille^ Que jamais rien ne lui soit reproché^ Soyez sans cesse k lui plaire attaché.

Car ayant tout le bonheur de ma fille,

BONNEMAIN

Et puis le mien par-dessus le marché.

A propos de cela , belle-mère , sauriez-vous ce que veut dire cette lettre que je viens de recevoir à l'instant?

MADAME DE SAINT-ANDRÉ, la parcourant.

Moi ? nullement ! une lettre anonyme ! songe-t-on à cela ? si je vous*montrais celles qu'on m'a écrites su* vous.

BONNEMAIN

Sur moi! je voudrais bien savoir...

MADAME DE SAINT-ANDRÉ

J'ai bien d'autres choses à vous dire. Avez-vous été chez madame de Versée?

Et pourquoi?

MADAMF^^DE SAINT-ANDRÉ

Parce qu'elle ne viendra pas, si l'on ne va pas la cbercher.

BONNEMAIN

N'y a-t-il pas les garçons de la noce?

MADAME DE SAINT-ANDRÉ

11 faut que ce soit vous-même^' entendez-vous; c'est ma sœur, la tante de votre femme.

BONNEMAIN

Vous ne vous voyez jamais !

MADAME DE SAINT-ANDRÉ

Dans le courant de Tannée, c'est vrai; mais aux solennités de famille^aux mariages et aux enterrements, c'est de rigueur; mais allez donc, allez donc.

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