SCÈNE X
Les précédents , BONNEMAIN, «rrÎTant par le few).
BONNEMAIN
Eh bien ! eh bien ! qu'est-ce que vous faites donc? On nous attend... j'ai cru que je n'en unirais pas! la rue est eucom-
2iO LI PLUS KAU JOUR DE LA YII.
brée àe Toitures et de curieux, (a ptrt.) A chaqfue personne qui me saluait^ je croyais voir mon jeune homme, d'autant plus qu'en bas on vient de me remettre une seconde lettre de la même écritiu*e... maintenant il arrive le 7... suite delà mystification; qu'est-ce que cela signifie!
M. DE SAISIT- ANDRÉ, qni, poidant eet aparté, a laloé ton let geas de U
noce.
Eh bien! mon gendre, on peut donc partir?
BONNEHAIM.
Oui, sans doute, tout est terminé, ce n'est pas sans peine ; nous aurons ce soir notre grand'lante; quant à rorchestre, ce n'est pas sûr: mais on me fait espérer un suppléant de Collinet, un galoubet adjoint.
AirroMNB.
Gomment! Monsieur, pas d'orchestre?
BONNEMAIN, avec satisfaction.
Qu'est-ce que je vois?
MADAME DE SAINT-ANDRÉ
Vous êtes ébloui?
JULES, à part.
Cest un lait exprès ; elle n'a jamais été plus jolie.
BONNEMAIN
« Oui, certainement, tant d'attraits, -de grâces, de diamants!
ANTONDfE.
Pas d'orchestre! et vous n'y avez pas couru sur-le-champ?
BONNEMAIN
Gomme si je pouvais être partout! Toutà Fheure encore, le maire m'a fait dire qu'il allait s'en aller.
MADAME DE SAINT-ANDRÉ
Eh bien! partons à l'instant même, (aux penomias de la noce.) Messieurs, la main aux dames.
Un instant, beau-père, et le déjeuner ! moi qui meurs de faim, après l'exercice que j'ai fait.
M. DE SAINT^ANDRÉ
Y pensex-vous? un jour de noce, le marié ne mange jamais... ce n'est même pas convenable.
BONNEMAIN
Et on appelle cela le plus beau jour de la vie?