LÉONIE, ADOLPHE
ADOLPaE.
C'est cela; il va s'apprêter pour la cérémonie, et Henriette qui va arriver, et dans quelques instants tout sera fini. Ab! ma sœur, je suis au désespoir.
LÉoniB. .
Tu viens de dire que cela ne te faisait rien.
ADOLPHE
Eh bien ! oui, on dit cela ; mais le plus terrible, c'est que, vois-tu bien, Henriette me déteste, je la déteste aussi; et je suis sûr, malgré cela, que nous nous aimons tous deui; mais elle n'en conviendra jamais , eHe est capable d'ëpouser mou grand-papa par obstination.
LËoniE.
Attends, il ; aurait peut-être alors un moyen...
Ah ! ma petite sceur, que je t'aime ; mais lu sais que tu me dois cela : toutes les fois que tu étais brouillée avec Auguste...
Oui, oui, tu étais de soi\parti, parce que les hommes se soutiennent toujours. Mais c'est égd, il me semble que mon moyen doit réussir ; il faut seulement nous concerter avec grand-papa, pour que de son c3té 11 jouebiea son rôle.
Non, non, moi je ne suis pas d'avis de mettre çrand-papa aatis le complot; il faut le tromper le premier, sans tela il ne »era rien qui vaille.
À 1« LÉONIE
la bonne heure, cela change mon plan, mais n'importe, •«ns wie, car voilà la noce qui arrive.
BABET
Et moi, c'est ce qui m'effraie, parce que Monsieur est d'une confiance...
M. DE VEHUOtS.
Taisez-vous, Babet, voici mon oncle.