‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 367 sur 446 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

DELMÂR, JOHN.

DELMAR^ travaillaut à son bureau.

Heim! qui vient là me déranger? voilà une scène que je n'achèverai jamais. Eh bien! John^ qu'est-K^e que c'est?

JOHN

Monsieur^ c'est aujourd'hui le 15 avril ; et le monsieur qui a retenu l'appartement du quatrième vient s'y installer.

BELMAR.

Est-ce que je l'en empêche?

JOHN

Non^ Monsieur ; mais il veut vou« parler^ parce que c'est lui qui a aussi retenu l'appartement du premier^ visCà-ns i c'est pour des personnes de province.

240 LE GUARLATANISME.

DELMAR

Je dis qu'il n'y a pas moyen de travailler, quand on est homme de lettres et qu'on a le malheur d'être propriétaire. Je sais bien que l'inconvénient est rare. Mais enfin, voilà une scène d'amour, une situation dramatique...

Air de Partie carrée,

A chaque instant on m'importune ; -U faut quitter les muses pour i'argent. 1 On veut avoir et génie et fortune Tout à la fois! impossible, yraiment!

Lorsque l'on est au sein de l'opulence.

L'esprit ne fait qu'embarrasser; Voilà pourquoi tant de gens de finance Y Aiment mieux s*en passer.

JOHN

Monsieur, je vais renvoyer le locataire.

DELMAR

Eh non ! ce ne serait pas honnête. Qu'est-ce que c'est?

JOHN

Je crois que c'est un médecin.

DELMAR

Un médecin! diable, les médecins ^ e'est bien usé! J''aurais préféré un locataire qui eût un autre état^ un état original; cela m'am*ait foui*ni quelques sujets, (a John.) C'est égal, fais entrer, (john sort.) J'ai justement un vieux médecin à mettre en scène; et peut-être, sans qu'il s'en doute, ce brave homme pourra me servir.

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