‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 444 sur 446 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

vais pas encore envisagé la question sous ce point de vue; et il est de fait qu'il faut être bien jeune et bien jolie pour oser se permettre... Mais voyons la fin : (eue ut.) a. Je ne hasarderai « plus qu'un seul avis : un miroir voit bien des choses qui tt échappent même à l'oeil d'une mère; et votre fille est venue a parfois me consulter; j'ai vu ses yeux mouillés de larmes! «•Elle aime sans oser vous l'avouer, et vous ne voudriez pas « la rendre malheureuse. Npn, vous ne le voudrez point, « dans votre intérêt et peut-être dans le mien ; car le malheur a de votre fille ferait le vôtre; je verrais dans la douleur vos « traits s'altérer : rien ne flétrit comme le chagrin , et l'on « embellit par le bonheur. Tâchez donc que ma glace fidèlo « ne puisse jamais réfléchir que les traits heureux d'une « bonne mère; faites que nous soyons contents l'un de l'aua tre, et que vous ayez à meregarder autant de plaisir que « j'en ai à vous voir. Moi, votre miroir fidèle. »

M. DE VILLRBLANCHE , qui sVst levé et s^est approché d'elle.

Eh bien! qu'avez-vous donc?

MADAME DE MARCILLY, lui donnant la lettre.

Tenez, tenez. Monsieur, lisez vous-même. Que devenir? comment cacher ma honte? car à coup sûr quelqu'un a mon secret.

M. DE \1LLEBLANCHE.

N'est-ce que cela? Je vois ce dont il s'agit.

Air : En amour comme en amitié,

D'uD seul instant de vanité Dont le repentir tous honore.

Vous craignez la publicité; Eh bien ! votre secret vous appartient encore ; Ne craignez pas qu'il soit jamais trahi ; Calmez cette frayeur extrême.

Notre secret est encore en nous-même.

Alors qu'il est dans le sein d'un ami.

MADAME DE MARCILLY

Quoi! Monsieur! ce miroir si raisonnable, c'était vous !...

M. DE VILLEBLANCHE

Je n'étais que son interprète et son secrétaire; j'attends la réponse.

MADAME DE MARCILLY

Ne la devinez-Y ous pas ?

M. DE VILLEBLANCHE, apercevant Saint-Félix et Catherine qui sont au fond du théâtre, et qui ont entâidu les det<&!et*8 lti6ts.

Tenez ^ Madame^ c'est à lui qu'il faut la faire.

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