‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 62 sur 446 · FRANVAL ET ROSE · texte numérisé non relu

FRANVAL ET ROSE

Ah ! mon Dieu !

Pas le moindre danger... cinq ou six pieds d'élévation; mais le malheur veut que, juste au même moment, passe un Anglais qui le reçoit sur ses épaules.

ROSBj riant.

Ah ! ah ! je n'y tiens plus î

FRAMVAL.

Comment! Rose^ cela te fait rire?

ROSE

Oui , Monsieur, je n'ai pu m'en empêcher.

EDOUARD

C'est ce que fit aussi toute la société. L'Anglais furieux s'en prend à moi, prétend que j'ai jeté exprès un homme sur lui.^ Je cherche à arranger l'affaire; je lui propQge jnèm& sa rûvanche , en lui accordant un étagje de plus, c'est-à-dire qu'on le jettera sur moi du premier. Il se refuse à toute espèce d'apr rangement; nous échangeons nos adi-esses^et lord Cook Brook,

192 LE MENTEUR YÉAIDIQUE.

mon adversaire ; doit venir me prendre ce matin avec son épée.

FRANVAL^ seeonant la tète.

Je t'avouerai que cette histoire-là me semble bien extraordinaire; mais n'importe^ je ne te quitte pas, je serai ton témoin.

EDOUARD, à p&rt.

Est-il tenace! (Haut.)

Aia du Petit Courrier,

Franchement je n'ai pas le droit De Yons faire attendre^ beau-père ; Car enfin^ si mon adversaire Ne venait pas... cela se voit.

Il est des gens pleins de sagesse, Craignant fort de s'aventurer, Et qui demandent votre adresse.

Pour ne jamais vous rencontrer.

• FRANVAL

Eh bien ! s'il n'arrive pas, nous irons chez lui.

Page 1