JULIE, GERVAIS
GERVAtS, au milieu du salpq, ^y^c un pot de fleurs sous le bras.
Mademoiselle Julie^ ][pa4^Qiois§}k Julie! pptepd^z-vous la sonnette de JMàdan^e?
JULIE, sortait 4e |a porle à gai^che du sp^eMtetir.
Eh! sans doute, Madaipê dein^nd^ i^ robe de noce; mais dans lin jour QQï!fin\^ celui-ci, pp ne sait auquel entendre...
On y va, on y va. (Elle e»ipe da^s Tappartemeat à droite.)
GERVAIS, seul.
11 me semble cependant (|u'une robe de mariage c'est assez essentiel; moi, d'abord, Je suis pour qu'on se fasse beau et surtout qu'on s'amuse un jour de noce. C'est si agréable ce jour-là... surtout pour nous autres.
AiQ : Dp sçn^nfieifler encor, ma chèr^.
Grâce au eie(, doiis ^^vqhs Tus^gei A chacun l'on fajf u^ présent.
Le jour où Ton ^p^r^ pi) qifép^ge $ C'est fort bien vp, p'egt très-prudent; Car rhymen ressemble, et poiif c^use, A ces spectacles où souvent
L'on ne donnerait pas grand' chose^ Si Ton ne payait qu'en sortaut.
(julie entre.)
Eh bien ! Mademoiselle, vous voilà déjà revenue.
JULIE
Eh! oui, sans doute ; Madame ne veut pas de cette robe; elle prétend que cela lui donnerait un air de mariée, et c'est ce qui lui déplaît le plus au monde. Alors, quand on a de semblables idées, on ne prend pas un mari, et on reste veuve.
Du tout. Mademoiselle; le veuvage ne vaut rien... pour les domestiques. 11 n'y a qu'une volonté, partant il faut obéir. Dans le mariage, au contraire, ce qui est l'avis de Monsieur n'est pas l'avis de Madame; si l'on est maltraité par l'un, on est protégé par l'autre, et souvent par les deux, car nous avons les querelles, les raccommodements, les rapports, les rapports surtout.
AIR : n me faudra quitter Vempire.
L*un pour parler souvent tour récompense; Pour ne rien dir' l'autre vous donne aussi.
JULIE
Faire payer jusques à ton silence...
GERVAIS
C'est de l'argent bien gagné^ Dieu merci.
On dVrait 1' payer plus cher encore.
Jug' quel trésor qu'un serviteur discret : Puisqu'on ménage on prétend que l'on est Bien plus heureux par les chos' qu*on ignore
Que par celles que Ton connaît.
JULIB.
Vraiment, Gervais, je ne t'aurais jamais cru autant de talent d'observation, et je crois d'ailleurs que le prétendu t'a mis dans ses intérêts.
GERVAIS
C'est vrai; ce M. Fortuné de Saint-Yves me paraît un brave homme; d'abord, il a ime belle fortune.
JULIE
Oui, il n'y a que cela à en dire.
C'est un beau cavalier.