‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 82 sur 446 · SCÈNE y · texte numérisé non relu

SCÈNE y

rable pour mon pauvre neveu ; et je comprends maintenant comment son heureux cousin a dû l'emporter sur lui.

HORTENSE

Vous auriez tort. Monsieur, d'en rien induire de défavorable à celui que j'ai choisi. Il y a en tout im juste milieu à observer : un homme peut être fort bien, sans être charmant, et être fort aimable, sans être un Voltaire.

An du Pot de fleurs.

De Tart des Ters les amours font usage. Mais pour l'hymen l'humble prose suffit;

Car on est heureux en ménage

Plus par le cœur que par l'esprit :

Que m'apprendront ces Ters faits pour séduire? Que mon époux est fidèle et constant?

Si sou amour le prouve à chaque instant,

Qtt'a-t-il besoin de me le dire?

M. DE MERTEUIL

A la bonne heure, Madame! mais au moins vous ne serez point inaccessible à la pitié ; et je suis sûr que mon neveu est au désespoir. Si vous Taviez entendu comme moi, quand je lui ai porté votre refus; si vous lisiez ses lettres, si vous saviez tous les partis qu'il a refusés pour vous !

HORTENSE

Pour moi?

M. DE MERTEUIL

Oui, Madame; il en est temps encore, rompez ce mariage, ou du moins retardez-le de quelques jours.

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