‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 90 sur 446 · SCÈNE X. StAi · texte numérisé non relu

SCÈNE X. StAi

JULIE

Oui, Monsieur, pour lui apprendre que maintenant ma maîtresse est mariée (ce qu'il ignore sans doute), et qu'alors il m'est impossible de l'écouter. Yoilà, je crois, tout ce qu'il est possible de faire.

M. DE MERTEDIL.

Très-bien, très-bien; et tu y as d'autant plus de mérite, qu'il me semble que tu n'aimes pas beaucoup le mari de Madame.

JULIE

Je vous en demande pardon, puisque c'est aussi votre neveu. Mais, moi. Monsieur, je ne peux pas le souffrir; et si Madame avait écouté mes conseils... Du reste maintenant, ils seraient inutiles. Le voilà le mari de Madame, et mon devoir est de le servir avec tout le zèle et l'affection que l'on doit à son maître. Adieu, Monsieiu*, je cours au petit pavillon. (EUe

fort.)

HORTENSE, dans la coulisse.

C'est bien, Monsiem*, c'est bien; partez, mais revenez vite.

M. DE MERTEUIL

Elle fait d'autant mieux que voici sa maîtresse.

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