MS LA 1IAITEB88B AU LOGIS
HORTElfSE, ai Booriant.
En tout cas» il ne faudrait pas le juger d'après le premier chapitre.
M. DC MBBTEDIL.
Mais dites-moi donc, où est mon neyeu, votre mari?.«. Je ne le vois pas avec vous.
■ORTENSE.
tl est allé chez plusieurs de nos parents qu'il avait invités sans m'en prévenir, et que je ne me soucie pas de recevoir. J'aime mieux que nous ne restions que nous trois... en petit comité.
Hé DE MEftTEUIL.
Gomment a*t-il pu vous quitter^ même pour quelques instants?
HORTENSE
Eh mais... il l'a bien fallu; je le lui avais dit«
M. DE MERTEUIt.
Pardon; j'oubliais que vous vous étiez réservé par contrat de mariage le droit de commander.
HORTENSE
Non, mais je compte bien le prendre.
M. DE MERTEUIL
Et vous pensez qu'en méoage ce bonheur-là peut tenir lieu de tous les autres?
HORTENSE
A peu prèsy du moins, et je connais beaucoup de dames qui seraient de mon avis.
Air de Cilinê,
De toute femme raisonnable
Je ne crains pas le désaveu !
Ce plaisir du moins est durable.
Et les plaisirs le sont si peu !
11 n'est qu*un temps pour la jeunesse.
Il n'est qu'un temps pour les amours ;
On ne saurait aimer sans cesse
Et l'on peut commander toujours.
SGÈNB XI. S23