SCÈNE XIII
Les PBÉcéDEMTs, GERVAIS.
GERYA1S.
Madame^ fiiui41 servir? il est cinq heures.
hortense.
Comment, déjà! et mon mari?
GERYAIS.
Le voilà qui revient; car j'ai aperçu la voiture au bout de l'avenue, (à part.) Diable^ il me semble que, quand je -suis entré , ils étaient bien près , et que ce monsieur parlait vivement... j'en prendrai note.
LÉON
Comment! mon cousin Fortuné est déjà de retour?
HORTENSE
Ne désiriez-vous pas le voir?
LÉON
Oui, tout à l'heure; mais maintenant!.. J'avoue qu'en arrivant ici j'avais bien pris ma résolution, et je me croyais le courage de le voir, de le féliciter tranquillem^t sur son mariage... Je sens à présent que cela me serait impossible, et je vous demande la permission de me retirer.
HORTENSE
En conscience, je ne puis vous l'accorder, vous êtes resté ici pendant son absence, et vous partiriez au moment où il arrive... ce ne serait pas convenable.
LÉON
Oui; mais ce serait beaucoup plus prudent.
Vous êtes le maître. Monsieur; mais vous me feriez beaucoup de peine.
LÉON
Je reste. Madame, je reste; je ne vous désobéirai pas, pour la première fois que vous daignez me donner des ordres.
HORTENSE
Je vous remercie de votre complaisance ; mais en attendant le dîner, vous trouverez au salon M. de Merteuil, votre oncle; nous vous y rejoignons à l'instant. Gervais, conduisez Monsieur, et allez sur-le-champ veiller à ce qu'on nous serve.
(Léon, eondiilt par Genrais, entre dans le salon à gauche.)