SCÈNE X
CÉSAR, à droite, à son fourneau; YATËL et CANIVET^ sortant de la chambre à gauche.
VATEL, tenant une easserolfi à la maia*
Vous êtes donc content de mes dispositions?
CANIVET
C est à meiTcille; je ne crains pas de le dire^ mon cher Yalel, ce dîner-là est ce que vous avez fait de mieux.
VATEL
Mon cher monsieur Ganivet, que vous me faites de joie en me parlant ainsi; vrai^ ça m'était nécessaire; il faut bien que la gloire me dédommage un peu de mes chagrins domestiques, l'avais tellement besoin de me distraire^ que moi-môme je me
iW VATEL.
suis mis à l'ouvrage, et voilà un plat que j'ai travaillé : c'est tout bonnement une capilotade de volaille ; mais la main du maître y a passé, et je vous prie de la faire placer devant Monseigneur.
CANIVET
Soyez tranquille. Vous croyez donc qu'on peut commencer le service?
YATEL.
Attendez. (U t» à résealier des cuiiiiies et crie:) LaridOQ ! OÙ en
est la première division ?
L4RID0N, répondant de Tintérieur.
On est en mesure; on n'attend plus que le signal.
VATEL, tirant sa montre.
Cinq heures et demie. (Revenant à rescaiier, et criant:) Attention, Messieurs, chacun à son poste; aux fourneaux ! (on entend répéter
dans rintérieur des cuisines à différents intervalles: Aux fourneaUX!
aux fourneaux ! ) et qu'on commence à dresser.
CAMIVET.
Cest bien. Je me rends dans la salie à manger, où je vais tout disposer, (u sort.)