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SCÈNE XIII

VATEL, LARIDON, arritant des cuisines.

VATEL

Laridon, vite mon habit.

LARIDON

Le voici.

VATEL 6te son tablier cl passe son habit à U française.

Mon chapeau, mon épée.

i6i vatel;

LARIDON

Voilà.,, (nia lui donne.)

VATEL

Mon épée... (La regardant avant de la prendre.) Tépée de Vatel...

du grand Vatel... l'héritage de mes pères! (En ce moment tous les

marmitons, portant chacun un plat, passent des cuisines dans Tintérieur des appartements, et défileu'. en silence; les regardant.) Quelle activité I et

pourtant quel silence! Dieu! que ces préparatifs sont imposants! le quart d'heure qui précède le combat est plus terrible que le combat lui-même. Allons^ l'affaire va commencer; le sort en est jeté. A la grâce de Dieu! Quel état que le n^tre! jamais un moment de repos; car on dîne tous les jours. Et comment la gloire nous récompense-t-elle? le poète du moins peut revivre dans ses vers, le peintre dans ses tableaux^ le sculpteur dans ses statues; mais les chefs-d'œuvre du culsinier, plus ils sont parfaits [et moins il en reste, et notre gloire, fugitive comme l'appétit, n'a pour elle que la mémoire de l'estomac, plus ingrate encore que celle du cœur,

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