SCÈNE XX
CÉSAR
Moi, mon père! le ciel m'en préserve !... Qu'est-ce qu'il y a doue?
SCËNE XX.
Les PRÉcÉi>£irrs> GANIVET, on dombstiqoe, porf&tt inr «b grud
plat une branche de lauiier .
CAMIYBT.
Mon cher Vatel, j'accours tous rassurer. Votre modestie seule vous faisait douter du succès. Momèi^Deur est enehanté^ et» détachant les lauriers d'un jamhon de Mayence^ il m'a chargé de vous les apporter.
VATEL^ s'kliliiuuil.
Quel honneur 1
CANIVET
Bien plus, l'ambassadeur de Danemark voulait vous prendre à son service. Il offrait même quarante mille francs^ que Monseigneur a refusés.
VATEL
Je remercie Monseigneur^ il sait m'apprécier.
CAMITET.
Mais apprenant que vous aviez un fiis^ M. l'ambassadeur propose de l'emmener en Danemark, moyennant douze raille francs d'appointements.
VATEL
Il se pourrait! eh bien 1 César, qu'en dis-tuf
CÉSAR
Mon pèrej'y songerai.
CANIVET
L'ambassadeur n^y met qu'une seule condition, mon chef Vatel; il exige que, demain chez lui, vous fassiez un pareil pudding à la chipolata»
VATEL, à part.
Ah I mon Dieu 1
168 VATEL
< MANETTE
Quoi ! c'était..
CÉSAR
Vous ne me disiez pas...
VATEL
Silence^ mon fils, point d'explication.
CÉSAR
Au contraire, c'est qu'il en faut : si Manette n*est pas ma femme, elle gardera sa recette, et adieu les honneurs.
YATEL, à Toix basse.
Tais-toi, et laisse agir ton père; le talent ennoblit tout à ses yeux, et où il y a du mérite, il n'y a plus de préjugés. Viens, Manette, viens, ma fille.
MANETTE
Quoi! monsieur Vatel, vous consentez...
VATEL
Oui, sans doute: mais dis-moi> avant tout» qu'as-tu ajouté tantôt à ce pudding?
MANETTE
Du macaroni et de la purée de marrons.
VATEL
C'est juste, voilà la transition, la liaison qui me manquait, et un pareil secret entre mes mains... Mon fils, elle peut maintenant entrer dans la famille, elle apporte une assez belle dot.