SCÈNE vrn. i
dans la pOSitiQIl cruelle où je suis. (Elle Cftre dans rappartemeut à gauche.)
JONATHAS
Écoute donc, mon anai, je ne pouTais pas prévoir... tu ne m'en veux pas, ce n'est pas ma faute. Je vais voir si tout est
prêt, (il sort par la fond.)
iSCÈNE VII.
GABRIEL, seul.
Ouï, je l'aime encore; mais après un tel outrage, après une pareille trahison, il faudrait que je fusse bien lâche pour ne pas l'oublier ; aussi bien elle me renvoie de chez elle, elle me bannit; et je lui obéirais! Non, morbleu! Qu'ai-je maintenant à ménager? Puisque ma présence lui est odieuse, je ne quitte pas ces lieux ; puisque ma tendresse lui déplaît, je l'aimerai toujours; et pour que ma vengeance soit complète, je saurai bien malgré elle, malgré son mari, la forcer à me voir encore, à m'aimer, à m'épouser... Par quel moyen? je n'en sais rien; mais quand on le veut bien... Me battre avec. Jonathas, il ne faut pas y penser, il ne mérite pas ma colère : et d'aillem*s c'est le moyen de tout perdre. Ne vaut-il pas mieux encore avoir recours à quelque ruse de guerre, ou à quelqu'un de ces coups décisifs?... N'ai-je donc plus mon ancienne audace? Ne suis-je pas marin? N'ai-je pas mon étoile?... Allons ! qui vient là à mon secours? est-ce un allié?... Non, c'est le docteur.