SCÈNE XIT
GABRIEL^ d'un air innoceat.
Je n'en sais rien, et je ne m'en doute même pas. Gomme je venais de tous le dire, d'après les nouvelles instances de votre mari, qui craignait que mon départ ne parût extraordinaire à la société, je voulais. Madame, vous donner la main jusqu'à la mairie, et après cela, obéir à vos ordres, en vous quittant pour jamais.
MADAME DE CRÉCT.
Je ne me trompe point, l'on ferme les portes sur ndtis!
GABRIEL, froidenieiit.
Je ne sais pas alors comment nous ferons pour aller à la mairie; il faudra attendre qu'on nous ouvre.
MADAME DE CRÉCT.
Commeut! Monsieur, nous laisser ainsi! s'enfuir à notre aspect!
GABRIEL
An de Céline, ^ Oui, dans Teiacte bienséance.
Il est mai de nous oublier.
Je conçois votre impatience.
Vous aye* à tous marier !
Je sais que Ton' tient, d^ordinaire, A termmer ces choses- là; Quant à moi, je n*ai rien à faire, £t j'attendrai tant qu'on Toudra.
MADAME DE CRÉCT.
ciel! ce calme, ce sang-û*oid... c'est ouelque ruse de vous!
GABRIEL
Je conviens. Madame, qu'au premier coup d'œil cette idée* là a bien quelque apparence de raison.
Air du Piège.
Banni par uù iujuste arrêt, Encor tout plein de mon outrage.
J'ai pu former quelque projet Pour empêcher ce mariage.
Vous enleTcr à la noce ! ah ! vraiment C'eût été d^une audace extrême!
Alors, j'ai trouvé plus décent D'enlever la noce elle-même.^ ftlW ttent dft partir;
490 LA ouarantaine;