MADAME DE CRÉCY
Tignore quels moyens vous avez employés; mais celui qiii a pu me compromettre ainsi n'obtiendra jamais rien de naoL
GABRIEL
PermeUesHQQoi au moins de me justifier et de vous explî^ quer...
MADAME DE CRÉCT.
Éloignez-vous, Monsieur, je ne veux rien entendre.
GABRIEL
Vous ne devez point douta-. Madame, de mon respect ni de ma soumission; à défaut 4'autre méiite, j'aurai du moins celui de Tobéissance, et je ne reparaîtrai à vos yeux que quand vous me rappellerez. (n«ort.)
S€ÊNE XIÏL MADAME DE CRÉCY, seule.
Est-il exemple d'une pareille audace ! de sang-froid concevoir un tel projet!... et bien plus, Texécuter! Comment en est-il venu à bout, je ne puis le deviner ; mais je le saurai.
(Allant à la table et sonnant.) Holà t quelqu*un.». (Sonnant plus fort et à
l'autre bout du théâtre.) Eh bien! vicndra-t-on?... personne, aucun domestique!., suis-je donc seule dans cette maison? Air du JHuletier.
(Sur la ritournelle de Tur, on entend crier «a debors : )
A vos postes, garde à vous!
MADAME DE CRÉCT, allant à la perte dn lùaà.
Tout est fermé et barricadé en dehors.
Je commence à trembler, je croi.
Ah ! du molDs, par c«tte feûètre.
Peut-être pourrai-je coonattre
Ce que l'on veut faire de moi.
(Regardant par I4 croisée.à droite-)
£h mais4 qu'est-ce que j'aperçois?
Les murs sont entourés de gisu-dus.
Je vois des paysans armés de hallebardes.
Que de précautions! que de soins! etpouiquoi? Pour laisser ua amant iéte^-tôta avec moi.
(Regardant.) C'est Jonathas! c'est bien lui qu6 je voi.
Dieu me paidonne, c'est mon mari lui-même qui lus plaeo
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en sentinelles autour du parc ; il a donc bien peur que je n'en réchappe.
(Suite de Tair.}
Par liasard, nerais-je en pfis«af L*hymea en est une, dii-oi^; Mais en ce oa9> ce qui m'étosne.
C'est le geôlier que Ton me dQoniu Oui^ chacun serait étonné Du geôlier que l'on m'a donné.
(On entend sur la ritournelle.)
Qui viye? garde à tous ! (ob toîi p«r«itf« à la tr^ifée «lé lettre au bon» d*une perche. ) Grâce au clel ! voici des nouvelles ; je vais donc savoir quel est ce mystère, (nie <va & la ereisée ei pfesd ta letife.) Une lettre... À tnwiiiur, monsieur Gabmk de Révannes, of/icier de marine. C'est pour lui, et à coup sûjt je n'irai pas lire ses lettres. (Allant à la porte par laquelle «e^4 eti aeKi.) M(NAsiQur^ Monsieur» je vous en supplie.