‹ ThéâtreChapitre 138 sur 251 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

Les PRÉCÉDENTS, GIROFLÉE, tenant k la main un porte-manteau et une malle sur son dos.

GmOFi.ÉG.

Monsieur, voici vos effets.

JONATHAS

D'où vient cet imbécile?

300 LA. QUAIIANTAINB.

GIBOFLÉE.

Des Messageries^ où j'ai attendu pendant deux heures.

LATEIfETTE.

Que dites-vous? cette malle est à Monsieur? Qui tous l'a donnée?

GIBOFLÉE.

Le conducteur.

LAYENETTE.

D'où vient-elle ?

GABRIEL

De Paris, d*où je l'ai apportée.

LAYENETTE.

Par le PhUopœmen?

GABBIEL.

Non, Monsieur, par la diligence de la rue de Bouloy.

JONATHAS ET LAYEMBTTE.

Il se pourrait! c'était donc une ruse?

GIROFLÉE

Parbleu! ils sont une douzaine de voyageurs qui ont fait route avec Monsieur.

GABRIEL

Si vous en doutez encore, (FooiUant dans sa poche.) voici des gants et un éventail qui appartiennent à une jolie voyageuse dont j'ai été cette nuit le cavalier.

LAVEnETTE.

L'éventail et les gants de ma femme !

GABRIEL

Que je comptais avoir l'honneur de rapporter moi-même à :^^ madame Lavenette.

ï*^*-"*-"; V^' LAVENETTE.

Je m'en charge, Monsiem-, car je n'aime pas ces histoires de diligence. Dans notre ville du Havre, il n'en faudrait pas davantage pour faire croire que...

JONATHAS

C'est juste; mais convenez, docteur, que s'il avait voulu, il aurait pu s'en donner les gants.

LAVENETTE. *

Jonathas!...

JONATHAS

Encore une. C'est la dernière.

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