SCÈNE XV
Les précédents, LàYENETTB, JONATHAS.
Madame de Crécy est à droite, an coin da théâtre, assise, et Gabriel est près d'elle à genooi, continuant à lui parler bas, Lavenette et Jonalbas entrent par la porte à gauche; ils ont à la main des Qacons, et portent à leur figure des mouchoirs imprégnés de yinaigre.)
JONATHAS^ les apercerant de loin.
Dieu ! que VOis-je? (u fait un pas et recule.) LAVENETTB,
Eh bien ! avancez donc.
JONATHAS
Parbleu ! c'est à vous , puisqu'en votre qualité de médecin de la ville, on vous a ordonné de faire le rapport ; cette fois-ci, il n'y a pas à aller en mer, et vous ne pouvez pas refuser.
LAVENETTE.
Je le crois bien, sans cela je perdrais ma place ; mais ce ne
sera pftlS long. (11 se met à la table qui est à Textrème gauche, en face de Gabriel et de madame de Créey, et se met à écrire en tremblant.)
JONATHAS, au milieu du thé&tre , et regardant madame de Créey.
Ah çà! mais... ils n'ont pas l'air de ^'apercevoir. (Appelant de loin.) Hem! hem! Madame! mon ami Gabriel!...
MADAME DE CRÉCT.
Ah! vous voilà. Monsieur! approchez-vous donc!
JONATHAS, reculant.
Vous êtes trop bonne; il n'est pas nécessaire. U me semble que mon ami Gabriel vous parle de bien près.
SGiNE xvi; 199
MADAME DE CRÉCT.
Nous nous occupions de vous, Monsieur^ et nous disions qu'il faudra déchirer le contrat, et plaider de nouveau, à moins que vous ne préfériez vous arranger à Tamiable.
JONATHAS
Qu'est-ce que cela signifie ?
GABRIEL, se levant.
Je vais te l'expliquer.
JONATHAS, s'éloignant.
Du tout, ne vous dérangez pas, ce n'est pas la peine.
GABRIEL
Air des FiUes à mariera Tu nous a mis tous deui eo quarantaine.
Et, Yictime d'un sort cruel.
Madame va, malgré sa haine.
S'unir à moi par un nœud éternel.
Il Ta fallu... c'était tout naturel. Que n'eût pas dit votre Yille indiscrète?
Ensemble ici rester ciuarante JQuril Nous ne pouvions, craignant les sots cUflC^iu^, Légitimer un si long tête ^ tête
Qu'en le faisant durer toujours.
JONATHAN
 la bonne heure : mais tu sens bien, mon ami Gabriel, que ça ne peut pas se passer ainsi.
GABRIRJL.
Gomme tu voudras; je suis à toi.
JQNATHASj se reculait
Pas maintenant, nous nous battrons dftns six lemaboi^ .^^ quand il n'y aura plus de da^uger; voilà comme je suis, l?t^^ santé avant tout. •