‹ ThéâtreChapitre 144 sur 251 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

Les PRÉCÉDENTS, UN DOMESTIQUE.

LE DOMESTIQUE, à Bonnemaiu.

Monsieur, voici une lettre qui arrive.

BONNEMAIN

Encore un autre inconvénient. Depuis hier, le petite poste me ruine; passe encore si ce D'éiaient que des compliments^

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mais deâ lettres anonymes qu'on me fait payer comme des \eU très de félicitations^ c'est le même prix.

ESTELLE

C'est qu'elles ont souvent la même valeur^ mais vous êtes bien bon de faire attention à cela.

BONMEMAIK^ qui a lu B& lettre.

Qu'est-ce que je disais?... encore une... (Littat.) «Monsieur^ j'apprends en province, où je suis en ce moment, que vous ^ allez épouser mademoiselle de Saint-André... J'espère, si vous êtes homme d'honneur, que vous suspendrez ce mariage jusqu'à l'explication que je désise avoir avec vous... Si j'emprunte une main étrangère, et si je ne signe point ce billet, c'ta^k cause de votre beau-père , dont je ne veux pas être conàli; mais je pars presque en même temps que ma lettre^ et je serai à Paiis le 8. » Qu'est-ce que cela veut dire?

ESTELLE

C'est une plaisanterie, une mystification»

BONNEtfAIN.

Je l'ai bien vu tout de suite ; mais voilà une plaisanterie de bien mauvais genre; ça sent bien la province^ et cela me il» rait croire...

ESTELLE

Allons donc, n'alleas-vous pas y penser? est-ce que ça en vaut la peine?

BON^tEMAIN.

Non, certainement. (Réfléchissant.) Le 8, c'est le 8 qu'il doit ar« river; par bonheur, nous sommes aujourd'hui k 7; mais c'eit égal , cette lettre-là va me tourmenter toute la journée. Et ma femme qui ne se dépêche pas; on nous attend à la municipalité; le maire va s'impatienter, et nous courons risque de n'être mariés que par l'adjoint.

ESTELLE

Am : Tenez, moi, je euis un bon homme.

Pourvu qu'enfio on tous mari«.

BONNEMAIN

Mais dans le salon d'où j'acconrt» On fait mainte plaisanterie.

On fait même des calembours.

(a paru)

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