SCÈNE IV
Les précédents , MADAME DE SAINT-ANDRÉ, sortant de u
chambre à droite.
MADAME DE SAIRT-AMDRÉ.
Eh bien ! Estelle, que faites-YOus là? allez donc retrouTer ▼otre sœur : ne la laissez pas seule. Pauvre enfant ! dans im jour comme celui-ci, elle a besoin d'être entourée de sa famille.
ESTELLE
Qui, maman. (Elle rentre dans la chambre à droite.)
MADAME DE SAINT-AKDRÉ^ d* on air mélancolique.
Bonjour, mon cher Bonnemain ; vous me voyez dans un état... je conçois votre bonheur, votre ivresse; mais moi, je ne peux pas m'habituer à l'idée de cette séparation ; je suis •6re que j'ai les yeux rouges.
BONNÈMAIN.
Du tout, ils sont vifs et brillants ; et yous avez un teint charmant
MADAME DE SAINT-^.ND^É
C'est qu'il faut bien prendre sur soi ; mais c'est égal, pour une mère, il est si terrible de quitter son enfant... ah ! mon cher ami ! c'est le jour le plus malheureux de ma Yie !
BONNEMAIN
Cest agréable pour moi ; ça et les lettres anonymes...
MADAME DB SAINT-ANDRÉ
Je ne dis pas cela pour vous , mon gendre ; certainement ma fille aura une existence superbe ; une voiture , de la considération, l'amour que vous avez pour elle, un hôtel à la Cbaussée-d'Antin, et une loge à tous les théâtres; mais c'est moi qui suis à plaindre !
BONNEMAIN
Du tout, belle-mère, du tout, vu que vous ne quitterez pas votre fille, et que vous partagerez son bonheur.
MADAME DE SAINT-ANDRE
Ah! oui, n'est-ce pas? promettez-moi de la rendre bien hemeuse, je vous confie son avenir.