‹ ThéâtreChapitre 16 sur 251 · GOURVILLE, GUSTAVE · texte numérisé non relu

GOURVILLE, GUSTAVE

GUSTAVE

Ah! mon oncle, vous voilai que je suis content de voud retrouver encore ici.

G0VRVILL8.

Sstrce qu'il y a des nouvelles?

GUSTAVE

D*excellentes| et tout va à merveille.

GOUBVILLE, à part.

Ah! mon Dieul

GUSTAVE

Madame de Melval se promenait dans la grande allée, à côté vieille dame de ses parentes, qui dans ce moment, par leur, a une migraine affreuse. Pour faire le moins de -possible, je lui parlais à demi voix, et de très-près. Vous ne vous imagines pas le charme d'un pareil entretien; il éta-

blit une espèce d'intimité et de mystère; c'est presque un tête à tête.

GOURVILLEj k |^«

Dieu ! est-il mauvais sujet !

GUSTAVE

En tm tour de promenade, on était fatigué; je me propose pour cavalier^ et je pressais légèrement le plus joli bras du monde.

GOURVILLE

Ck)mment9 Monsieur, vous avez osé ?...

GUSTAVE

Oh! ce n'est rien encore. J'ai un peu doublé le pas, nous nous sommes presque trouvés seuls. Alors j'ai mis en usage tout ce que l'amour a de plus tendre et de plus touchant. J'ai été pathétique, éloquent, j'ai pleuré; enfin, mon oncle, j*ai été content de moi, et je crois qu'on l'a été aussi, car elle était émue; et un autre avantage de ma position, car vous n'avez pas oublié qu'elle me donnait le bras, le bras de gauche i

Air du Fleuve de la vie.

De mes discours aveo adresse Obsenrant Teffet sédacteur, A chaque mot^ avec irresse,

(tfontrant son bras.) Je tentais là battre son cœur.

Ce trouble, cette douce extase Voulaient, par un silence heureut, Dire : « Je vous aime.., » et its yeiii Ont acheyé la phrase.

GOURVILLE

Comment! ses yeux ont daigné dire...

GUSTAVE

En propres termes; mais elle a fait mieux, elle m'a accordé an rendez-vous.

GOURVILLE

Un rendez-vous !

GUSTAVE

Oui. En quittant ces dames, j'ai dit que jallais au s^on, pour y faire^ de la musique^ et je suis sûr quQ dans un instant elle y va venir.

24 L'flÉRITlèRE. j

GOUBVILLE.

Pour cela^ tu me permettras d'en douter, (a ptrt, r«gsrdaot dans le jardin.) Dieu ! je l'aperçois.

GUSTAVE, avec joie.

Tenez, tenez, mon oncle, la voyez-vous? Ah! que je suis heureux!

GOURVILLE

Un instant; elle se promène tranquillement sur cette terrasse.

GUSTAVE

Mais sans doute, elle ne peut pas venir ici tout de suite. . Elle fera négligemment deux tours de promenade, et avant d'entrer dans son appartement, elle passera, par mégarde, dans le salon, où elle me trouvera par hasard. Voilà toujours comment cela se pratique dans ce que nous appelons un rendezvous tacite.

GOURVILLE , i part.

Je ne l'aurais jamais cru si savant. (Haut.JTMon ami, puisque tu es sûr d'être aimé, voilà le moment de lui déclarer que tout ceci p'est qu'un jeu...

GUSTAVE, un peu embarrassé.

Oui, mon oncle, oui, sans doute; c'est bien là non intention ; d'ailleurs, nous en sommes convenus.

GOURVILLE

C'est bien. Nous allons nous divertir, (s'assejant.) Et je vais jouir de ton triomphe.

GUSTAVE

Gomment! vous comptez rester là?

GOURVILLE

Certainement. Sans cela la gageure est manquée, et notre vengeance est nulle. Songe donc que c'est devant moi qu'elle 'a défié!

GUSTAVE

C'est pour cela que devant vous elle n'osera s'expliquer, ai me faire un aveu. Votre présence va tout gâter.

GOURVILLE

Eh bien ! à la bonne heure.

Air : Qu'il est flatleur d* épouser cette.

IViel, je pourrai vous enteudre, Nous allons rire à ses dépens*

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