SCÈNE XII
Les précédents, M. DE SAINT-ANDRÉ. *
M. DE SAINT-ANDRÉ
Eh bien! vous ne l'avez pas trouvé? mais, par bonheur, je me rappelle maintenant qu'en arrivant, il m'a dit qu'il venait de descendre à l'hôtel d'Espagne.
MADAME DE SAINT-ANDRÉ
C'est ici en face; il faut y envoyer.
ANTONINE
Jules nous rendra ce service.
JULES
Du tout. Madame.
ANTONINE
Est-il peu obligeant !
M. DE SAINT-ANDRÉ
Eh bien, mon gendre, courez-y sur-le-champ.
BONNEMAIN
Celui-là est trop fort ; se moquer de moi à ce point!
M. DE SAINT-ANDRÉ
Vous ne savez donc pïtô ce qui arrive? Frédéric était chex un négociant de Bordeaux, qui n'avait pas d'enfants.
ESTELLE
Et qui l'avait pris en amitié.
S34 LE PLÏÏS BBâïï IOU& m iâ YIB:
*• DE SAINT-ANDRÉ
Car, ce cher Frédéric^ tout le monde l^aime.
MADAME DE SAtfif-ÀllbBÉ ET ARTOinRB.
Cest bien vrai.
ESTELLE
Et en mourant il lui a laissé toute sa fortune.
M. DE SAlRT-AlfDRÉ.
Cinquante mille livres de reiites; le Toilà plus riche que
TOUS
BONNEMAm.
Eh bien! par exemple! n'allez-vous pas loi donner votre fille?
M. DE SAINT-AIIDRÉ.
Oui> sans doute.
BONNEMAIIli
La tête n*y est pjus; et lui qui ce matin parlait de girouettes ! a-t-on jamais yu tin beau-père l'être à ce point-là ?
ESTELLE
Vous perdez là du temps, il est peut-être parti; je vais envoyer un domestique. (SUe lort par le fond.) M. DE SAINT-ANDRÉ.
Ou plutôt j'y vais inoi-même, et je vous Tamène; ce sera encore plus dans les convenances, (u lort par le fond.)