‹ ThéâtreChapitre 182 sur 251 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

DELMAB.

Je les ferai pour lui, et sans qu'il le sache. Tirai voir le président, et je mettrai des cartes chez les autres.

MADAME DE MELCOURT.

Moi, j'irai voir leurs femmes.

Air : Amis, voici la riante semaine.

Je tàcheraî de séduire ces darnes^ Qui séduiront leurs époux. C'est ainsi Que Ton parvient, c'est toujours par les femmes; Voilà comment j'ai placé mon mari, ROMDON.

Nous courrons tous.

MADAME DE MELCOURT.

Grâce à nos promenades^ Notre docteur est dans le bon chemiii ; Rien ne lui manque.

DELMAR

Eicepté des malades.

Et le YOilà tout à fait médecin!

MADAME DE MELCOURT.

C'est vi*ai; il faut lui trouver quelques malades riches, des malades de bonne compagnie ou des petits malades de grande maison. Attendez! l'ambassadrice d'Espagne me demandait ce matin un médecin pour sa femme de chambre. Ensuite, je connais une princesse polonaise dont le singe s'est cassé la cuisse, la princesse Jockoniska.

Cela suffit pour commencer, (ii appelle.) John ! John ! Dès que le docteur Rémy sera rentré, et qu'il y aura du monde... (u lui parle bas.} Tu m'cntends, Fair inquiet, effaré.

JOHN

Oui, Monsieur.

MADAME D9 MELCOURT.

On monte l'escalier; je reconnais la voix de mon oncle, celle de sa fille; ce sont mes voyageurs.

RONDON.

Moi, je vais à l'imprimerie ; je sors par la porte dérobée.

MADAME DE MELCOURT.

Ah ! Monsieur a deux sorties à son appartement.

DELMAR

Les architectes ont tout prévu.

258 LE GHARLATANISHE.

RONDON.

Saiis doute, un gai'çon! et un auteur dramatique!., mais je n'en dis pas d'avantage, parce que je suis bon enfant, (ii sort.

par la porte à droite.)

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