SCÈNE PREMIÈRE
EMMELINE, DERVIÈRE.
DERTIÉRE.
Mais enfin, rëponds-moi : qu'e;^t-ce que tu as? qu'est-ce qui te fâche? pourquoi depuis hier es-tu de mauvaise h\uneur?
EMMEL1NE.
Je n'en sais rien^ mon papa; tout me déplaît , tout me contrarie. •
DERVIÈRE.
C'est donc pour la première fois de ta vie ; car tout le monde fait ici tes volontés^ à commencer par moi.
EMMELIME.
Combien vous êtes bon! combien vous m'aimez!
DERVIÈRE.
Que trop ! Mais quand on est veuf, qu'on est, comme moi, un des premiers maîtres de forges de la Franche-Comté, avec cinquante mille livres de rentes, et une fille unique, qu'estce que tu veux qu'on fasse de sa fortune? Songe donc que dàus le monde je n'ai que toi à aimâj^;