XW'niEMTillES AtfOUllS
CHARLES
Certainement^ mon cher Monsieur... (a part.) Dieu! qu'il est cliangé^ mon bon oncle! je ne l'aurais pas reconnu.
DERVIÈRE.
Voici ma fille ^ mon Emmeline, que j'ai l'honneur de te présenter.
EMMELINEy «'avançant et faisant la réTéanice.
Monsieiu*... (Bas, à son père.) Ah ! mon Dieu! qu'il est laid! et quelle tournure !
DERVIÈRE.
Du tout 9 je ne trouve pas cela^ ce jeune homme est bien; il a l'air plus jeune et plus élancé que ton cousin.
EMMELIKE, à part.
Il a beau dire; quelle différence avec Charles!
DERVIÈRE^ à Charles.
Il y a bien longtemps, mon cher Rinville, que tu n'es venu dans notre pays?
CHARLES
Aussi, vous ne croiriez pas qu'en arrivant ici, j'avais un peu peur de vous.
DERVIÈRE.
Il se pourrait!
CHARLES
Eh! mon Dieu, oui; timide comme un commençant.
DERVIÈRE.
Tu l'entends, ma fille, la crainte de ne pas nous plaire, (a Charles.) Mais maintenant, j'espère que tu agiras sans cérémonie, et tout ce qui pourra te faire plaisir...
CHARLES
Dieu! si j'osais.
DERVIÈRE.
Est-ce que tu aurais quelque chose à me demander?
Non certainement... je vous prie seulement de ne pas oublier cette phi-ase; vous avez dit : TotU ce qui pourrait te faire plaisir, tout ce qui pourrait... parce que plus tard peut-être... mais dans ce momenÉ, le plus pressé serait de me refah'e un peu; car depuis ce matin, je suis à jeun.
DERVIÈRE.
Je vais avant le dîner te conduire à la salle à manger, (a Ewmeiine.) Tu le vois, c'est lafirauchise même.
scÈNiB xv; 309
EVMELINE.
n ne m'a pas dit un seul mot galant, et à peine arrivé , il va 8e iàetlre à table.
.^V DERVIÈRE.
Ej^îote tes idées romanesques; tu ne veux pas que l'on mange.
CHARLES, à part.
A merveille! cela commence bien. En continuant Tincognito, mon onde est séduit, entraîné; au moment où il tombe dans mes bras, je tombe à ses pieds ; et je risque l'aveu de mes fredaines.
DERVIÈRE.
Allons donc , venez-vous , mon gendre?
CHARLES
Voilà! je vous suis. (a. EmmeiiiM.) Madwoiselle, j'ai bien
rhonnPiir. (n lort vm Derrière.)