MADAME DE MARCILLY, SAINT-FÉLIX
(Saiftt-P^ tB/tte par le fond , et B*aYanee d*im air timide.) SATNT-FÉLIX, à part.
Je n'ose l'aborder, je crains tant de lui déplaire!
. MADAIIfi DE MARCILLT.
Am du vaudeville de Partie carrée.
An fond du cœur il m'en veut^ je le gage :
Mon dévouement alors sera plus beau.
(a Saint-Félix.) (a part.)
Approchez-vous. Il ftmt qn'on l'encourage; D'ailleurs le trait est piquant et fionveau. Oui, d aujourd'hui j'en fais reipérienee, losqu'à présent c'est le premier, je croi.
Qui m'ait parle d'amour et de constance &ans que ce fût pour moi.
(Hant.) Eh bien! Monsieur, vous vous plaignez beaucoup de moi, n'est-ce pas?
SAITIT-FÉLIt.
Ah! Madame, je ne me plains que de ma mauvaise fortune; mais si M. de YiUeblanche ne m'a pas trompé, je n'ai pas encore perdu tout eispoir de vôUs nommer ma mère.
MADAME DE MARCILLY, à part.
Nous y voilà; il n'y a pas manqué : n'importe, maintenant je dois m'attendre à tout. (Haut.) le conviens que j'ai peut-être été un peu tifop sévère; des raisons très-graves et que je ne puis confier à personne, m'avaient fait prendre une résolution que M. de YiUeblanche n'approuve pas. J'avoue que moimême je regrettais de ne pas vous avoir pour gendre... (a part.) Ah l Dieul quel mot! j'ai cru que je n'en viendrais pas à bout.
SAIlIT-FéLIX, avec inquiétude.
Eh bien! Madame?
MADAME DE MÀRCILLT.
Eh bien ! Monsieur, je ne vous défends pas d'espârer; et dans quelques mois je pourrai consentir...
SAINT-FÉLIX^ TWernent.
Est-il bien vrai? Ah! Madame, quelle bonté! ma vie entière ne suffira pas pour vous prouver toute ma reconnaissance; nous ne vous quitterons plus; votre fille et moi, nous disputerons de soins, d'égards, et nos enfants vous chériront.
MADAME DE MARCILLT, effrayée. A part.
Leurs enfants!... grand'mère!... ah! mon Dieu ! je n'avais pas pensé à celui-là, je ne m'y ferai jamais.
SAINT-FÉLIX
Qu'avez-vous, Madame?
MADAME DE MARCILLT, troobl^.
Rien, rien. Monsieur; je suis seulement fâchée que votre impatience interprète mes paroles... car enfin je n'ai consenti à rien, et je ne puis promettre.
SAINT-FÉLIX
Comment! ne m'avez-vous pas dit...
MADAME DE MARCILLT.
Que je ne vous défendais pas d'espérer; mais je n'entrevoyais pas alors tous les obstacles. 11 y en a d'insurmontables (a part.) Grand'mère!... juste ciel!
SAINT-FÉpX.
Mais enfin. Madame, lesquels? vous ne pouvez me les cacher. Depuis que j'adore votre fille, je n'ai eu d'autre pensée que de vous complaire en tout. Je ne veux pas me fadre valoir; mais les plus beaux établissements, les plus riches partis, j'ai tout refusé pour votre fille; et dernièrement encore, j'ai rompu avec mademoiselle de Sivray, dont mon père avait demandé la main pour moi.
MADAME DE MARCILLT, ipiTement.
Justement , Monsieur, c'est cela. Je ne voulais pas vous le dire, mais voilà un obstacle.
SAINT-FÉLIX
Quoi, Madame!
MADAME DE MARCILLT.
Oui, Monsieur; une jeune personne charmante que votre abandon peut compromettre, un engagement antérieur, c'est sacré; et puis une famille estimable qui serait ofiTen^e, et qui ne me pardonnerait jamais.
sciNE X.' 333
SAINT-FÉLIX
Est-il iKMKible! quand tout à l'heure encore... .Air de Marianne.
Tai cru^ d'après les apparences, ÀTOir votre consentement.
MADAME DE MARCILLT.
J'en ignorais les conséquences.
Et je les comprends maintenant.
Je ne le puis, je ne le doi; De refuser tout m'impose la loi.
SAINTHPÉLIX.
Mais que dira mon protecteur.
Lui qui déjà croyait à mon bonbearf