PO^RET
Eh! puis-je quand je vois porter une main usurpatrice sur ï. xii. 4
SS LB GOIFF£;Ç{^ ET IM JPERRUQUIER.
ma pfûffléié; e^r volte tête m'appaptient^ elle m'appartient, elle A0t h moi : il n'y a pas là un seul cheveu que, depuis trente ans, je n'aie frisé, pommadé et poudré, tant en général qu'en particulier; et je l<es verrai passer entre d'autres mains! dans les mains d'un ignorant i oar ce n'eet pas là un perruquier.
DESROCflES, se levant.
Précisément, je m'en doutais : et c'est pour cela que je vous prie de vous taire, et d'aller exécuter mes ordres. Vite, le fer à papillottes, et la pommade^^ ou je vous donne congé,
POUDRET.
Q dernier outrage réservé .4 p^ yiejUessp! (4 JjisUm.) Et vous. Mademoiselle, marchez devant moi; je ne vpjjx pas que vous restiez ici, pour rais.Qn à fidOi connue, (a Desroches.) Vous le VQulpsf, |tfons«Bur, j.e r^yiens dap? T/nst^t, Moi, le doyen de la houppe! le vétéran de la savonnettel., ff\ml quelle bumi* liation pour le corps des perruquiers ! Courbons la tête, puisqu'il le faut, (a Justine.) Bt vous, Hadonoiselle, marchez devant moi. (U sort ayee iu^^t)
SÇÈNg XVII|.
MADEMOISELP DËSROCHES, ALGIBIADE, M. DES- ROCHES.
DESROCBES.
Eh bien! Monsieur, vous a))e;ç être satisfait; on va vous apporte^ ca gjî^ vous demandez; çt il roe ^fpble qu'ea attendant» ym^ ppuiriez toujoqr^ pompiencer pi^ir mettre iefk papil-
AUCIBIAOE.
TrèS'Voiontievs; si ce n^est que cela. (11 fouille dans sa poche, en
tiffc UM feiiUU de papier, qu'il coupe en plusieurs morceaux ; il Ijes donne à tenir à M. Desroches, et cotitmence à en mettre une.) Je VOUS demanderai
de tenir la tête un peu plus droite,
DESROCHES, qui pendant ce temps 9 j^ les yeux sur le papier qu*il tient.
Que V9i5-je? l'écriture de ajaîœfjrl
8G1NE XlXt ^ 63
MADEMOISELLE DKSROCHE^.
Àh i mon Dieu^ c'«st ma lettre de œ matial
DESROCHES^ liunt*
« Je crains pour mon cœur l'explosion d*un sentiment qtli^ longtemps concentré... » Une pareille lettre entre vos mains! Qu'est-ce que cela veut dire?
MADEMOISELLE DESROCHES
Qu'il n'y a plus moyen de feindre; qu'il faut enfin vous avouer la vérité. Oui, ttion frère, Monsieur n*est pas ce que nous avons dit : c'est un amant déguisé.
DESRÔCHÈS, en riant.
La belle malice ! comme si je ne le savais pdst
MADEMOISELLE DESRÔCHES.
Quoi! mon frère, vous corisehlirièz?
DÈsrtdcriBs. î.
Eh! morbleu ! que ne le disieB-;Vous tout de suite' Dès que Monsieur vous aime, et que vous lui plaisez, vois ètéH^ bieil la ÏBaîtresse de l'épouser, soyes unis^ et n'en parlons ^lus.
8CÉNË XlX.
Les PRÉCÉDENTS , POUDRET, «htfàitf eé laissant tomber son fer à papiUottes.
POUDRET.
Vous les unissez! Tai-je bien entendu?
MADEMOISELLE DESROGHES*
Eb ! oui, sans doute. Monsieur m'épouse.
POUDRET»
désolation de rabomination ! tout est renversé, tout est confondu! la rue Vivienne est au Marais! et la boutique est dans le salon! Lui, épouser la sœur de mon ancienne pratique! lui, un indigne confrère!
DESROCHES
Poudret, vous êtes dans l'erreur. Monsieur n'est pas votre confrère.