CAMILLE, VICTOR, AUGUSTE, DUCROS, SCIPION, FRANVAL
DUCROS
Vous voyez, mes atnis, que je suis de parole; et^ malgré ce que m'a dit mademoiselle Camille, je viens cherdtier mon enseigne , ou mes deux cents francs de loyer.
M. FRANVAL
Qu'est-ce que c'est? vous ne payez pas votre terme?
SCIPION
Oui, quelquefois, par hasard. ^
M. rRANVAL.
Voyez-vous les gaillards? ils ne me disaient pas cela? Monsieur, je suis leur caution ; et j'ai sur moi une quinzaine de louis au service de mes jeunes amis.
SCIPION
Merci, mon professeur, je vous reconnais bien là. Heureusement pour vous, nous voilà riches, et nous vous le rendrons, (â Docros, lui donz^nt la bourse.) Tenez, farouche propriétaire, voilà le dernier argent que vous recevrez de nous, car demain nous déménageons.
DDCROS.
Vous nous quittez?
SCU»I0N.
Oui, mes amis, l'oncle de Camille, notre nouveau protecteur, nous offre chez lui, pour rien, un superbe appartement ; et j'ai, sur-le-champ, passé bail sans vous consulter.
DUCROS
Pour rien!
AUGUSTE
Oui, monsieur Ducros; voilà un bel exemple à suivre.
DUCROS, à part.
Diable! je suis fâché qu'ils s'en aillent, surtout à cause de
la petite. (Dounant un papier à Augaste et à Victor.) Volci la quittance
écrite, et signée de ma main.
VICTOR
Ah! mon Dieu! (Bas à Auguste.) Dis donc, c'est Técriture de ce matin, la déclaration anonyme.