SCÈNE PREMIÈRE
URSULE, seule, près d*ime table, tenant une lettre à la main.
Conçoit-on une ayenture pareille? Ce vieux baron de Saint- Clair, dont je viens d'apprendre la passion! et comment? par son testament. (Elle Ht.) « Je n'ai d'autre parent qu'un arrièreci neveu, que je n'ai jamais vu, et dont je ne me soucie guère; « c'est donc à vous que je veux laisser toute ma fortune, à c( vous, Madame, que j'ai toujours aimée, quoique je n'ai ja- <c mais osé vous le dire; mais j'espère qu'aujomd'hui vous a me pardonnerez cette petite hardiesse, en pensant que ce « sera la dernière. y> Je ne reviens pas de ma surprise, car je connaissais fort peu le baron; j'ai passé deux étés avec lui chez une de mes tantes ; c'était un vieillard fort ennuyeux, un conteur éternel que personne n'écoutait, excepté moi, qui l'avais pris en patience; et c'est l'attention que je lui ai prêtée qui me rapporte quinze ou vingt mille livres de rentes. AiH : Qu'il t^t fiaUeur d* épouser ce^.
Ah ! si, dans notre capitale.
Les ennuyeux qu'où peut trouver