SCÈNE IX
LEON
Air : Ainsi que vatu, je veux, MadêmoiêêUem
€d« existence inconnue et nouYelle S'ouvrait alors et brillait h mes yeux; J'étais tremblant, interdit auprès d'elle.
Et quoique, hélas! bien malheureux.
Ce maJbeur-là, c'était le bonheur même :
Mourir pour elle m'eût charmé!
Si Ton est ainsi quand on aime.
Qu'est-ce donc quand on est aimé?
Notez bien qu'étant au> collège, je ne pouvais la voir que les dimanches ; aussi, pour sortir, il fallait de bonnes places, et j'étais toujours le premier.
JUUETTE.
C'est donc cela que vous avez fait de si bonnes études!
LÉON
Mais sans doute; et mon pauvre ptofesseur qui était enchanté ! il croyait que c'était pour lui; il est vrai que le mari m'aimait beaucoup.
JULIETTE
Gomment! Monsieur, il y fivait un mari?
Certainement; mais il n'y en a plus ; elle est veuve.
JULIETTE
Ah! mon Dieu! est-ce que ce serait,..
LÉON
Eh! oui, vraiment : madame de SainviUe.
JULIETTE
Quoi! c'est elle que vous aimes? Âb! le pauvre jeune homme l
LÉON
En quoi donc suis-je à plaindre?
JUUETTE.
Cest qu'elle ne peut pas vous souffiij^
LÉON
Qna dUe^-vous?
JULIfiTTB.
L'exacte vérité. L'autre jour, dans le salon, elle vous a traité d'une manière dont nous avons été tous indignés ; et
4% . l HAINE d'une femme.
tout à l'heure encore, lorsqu'il était question de notre n?ariage, c'est elle qui nous en a détournées.
LÉON, à part.
Ah! que je suis malheureux !