SCÈNE XIX
Les précédents, JULIETTE, MALVÏNA.
JULIETTE
Qu'est-ce que je vois?
PHILIPPON
Léon, mon pupille, qui fait un plus beau mariage que je n'eusse osé l'espérer : il épouse Madame.
JULIETTE
Eh bien! par exemple! et ce dont nous étions convenues?
URSULE
J'ai tenu ma parole : je vous ai promis qu'il n'épouserait pas votre sœur.
'^ MALVÏNA.
Fil Mademoiselle, c'est très-vilain 1 je vois maintenant pourquoi vous me disiez tant de bien de M. Auguste.
JULIETTE
Moi, je vois pourquoi Madame nous disait tant de mai de M. LéoD.
PHU.IPPON.
Et moi, je n*ai rien vu; est-ce étonnant! je ne me suis pas un seul instant douté de tout cela!
URSULE
Je le crois bien; aussi, écoutez votre horoscope, et tâchez de vous y résigner : vous serez toute votre vie un savant pro' lesseur, un parfait honnête homme, mais vous ne compren* drez jamais rien ni à Tamour, ni à la haine d'une femme.
VAUDEVILLE
Au nouveau de M. Adam
LÉON, à Ursule.
Soyes mon guide et mon amie»
Par vuus-mème je viens de voir Que bien souvent dans cette via Le silence était un devoir.
Employé qu'on met en vacance, Pauyre époux dont on prend lo bien Jeune amant que l'on récompenses
Ne dites rien.
Soyez prudents^ ne dites rien.
MALVINA
Si vous voulei que l*on yous aimOj Mari^ soyez docile et doux. Parlez de votre amour extrême.
Mais sur le reste taisez-vous.
En hymen, souvent le silence Vaut le plus aimable entretien' Et qu^d il s'agit de dépense.
Ne dites rien , Payez, Messieurs, ne dites rien.
JULIETTE
Dans le monde, où, par l'apparence, Souyeot, hélas! on est séduit.
J'ai yu des banquiers dUmportaoce Qu'on prenait pour des gens d*esprit.
Oui, Messieurs, cet heureux mensonge S'accrédite, grâce au maintien,
Mais pour que rerrenr se prolonge»
Ne dites rien^ QbeorvoftfiYAot, ne dites rien
PBILIPP05.
Autears^ qui youies au FsnuMe BriUer 4a ooml^re de» élu|, Ponr aToir la presûère plac^j Pour voir yos rivaux confondus^ PQur qp^ d^p plqmç? iqdisêrét^p Ne puissent trourer ]e moyep De critiquer ce q[ue tous tî^io$,
N j ffiites rleo.
Auteurs prudents^ n^* faites rien*'
URSULE^ au pablie* Si cette esquisse a su you> plaiit^ Parlez-en... soyes imliscrtï(fi; Mais quand ce soir je vieus de faire L'humble ayeu de tons mes secrets...
S'ils ont mMté yotre blàmc.
S'ils vous ont déplu... songes bien Que c'est le secret d'une femme^
N'en dites rien^ A vos amis n'en dites rien.
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VATEL
Ot)
LÉ PETIT-FILS D'UN gMNd HÔMMË
COMÉDIE-VATTDEVII.LE EN UN ACTE , Il iôeiété «Tes I. iaièr«i
imm ati ChfMtsfe-DhînaUiidè. - 16 janvier 182S.
PERSÔNMÀ6ES.
YÀTEL* maitré d'hôtel. l MANETTE, etfisiéière.
GÊSiil t AT^L , son Ms. I LARIBON » coi&i&ier*
diNrVër, Intftîtont.
L'intérieur dn laboratoire de Yatel ; f^f f< t^tHte da fond , on voit l'escalier qni eondnit anx cuisines; à la droite de l'actear, les foi(rneM|t( prniis de tout ce qui est nécessaire à la cuisine-, du même côté, la porte qui conduit au deliors; à la gauche de l'acteur, et sur le premier plan, une porte qui conduit an cakinet de Yatel ; et sur Tautre plan, la porte qui conduit dans rintérieur de^ WttrtMKMtsi
BGÉfUË I^ftËMlÉRË.