ACTE [I, TABLEAU II
LA REINE
Vous voyez que je n'ai point tardé à me parer de votre présent...
de lauzun, à part.
Elle me remercie devant trop de monde... [Haut. ) Madame, je suis heureux que vous ayez daigné accepter cette plume. la reine, de plus près.
C'était tout simple... elle m'a été envoyée par un sujet fidèle, par un serviteur dévoué.
DE lauzun.
Sans doute.
LA REINE
J'y ai vu un hommage de suzerain à souveraine .
DE LAUZUN
C'est vrai, madame,
la reine, coquettement.
Il n'y avait pas d'autre intention, j'imagine?
DE LAUZUN
Madame, vous connaissez ma naïveté...
LA REINE
Oui, monsieur le duc, et cela me rassure. [Elle s'éloigne. )
de lauzun, à part. Oh! les femmes!... Reines ou soubrettes, toujours un peu dans la comédie!
LA RFINE.
Allons, on peut danser, on peut jouer... Voilà le jeu du roi ; il y viendra tout à l'heure, j'espère... Voici le mien... Monsieur de Lauzun, puisque vous êtes dans vos jours de largesse, mettezvous là ; nous cillons voir à vous faire perdre beaucoup. (On danse au fond, ou dans les salons à côté. Des groupes sont formés diversement. On joue.)
un huissier, annonçant de la porte du cabinet du Roi.
Son altesse royale madame Elisabeth. (Les danses, les jeux cessent ; tout le monde se tient dams une attitude de respect. La Reine se lève et va au-devant de il/me Elisabeth à qui elle prend la main. )