ACTE V, TABL1Â0 VIT
LETUVE.
Merci; M. Tison, vous êtres toujours gentil comme h l'ordinaire....
TISON
Qu'est-ce que tu veux ?..
Je viens faire mon service, puisque moi, citoyen français, attendu que je suis majeu- et que je pourrais être de la garde nationale, me v'ià forcé d -"° ie valet de ces Capets et autres... (A part.) Je suis venu trop tôt, il n'y a encore personne de descendu...
TISON
Si tu n'étais pas ici, qu'est-ce que tu ferais ?..
LÉTUVÉ.
Je ferais de la cuisine h de bons patriotes, je serais libre et je ne serais pas un cuisinier en prison...
TISON
C'est toi qui as demandé la place...
LÉTUVÉ.
Oui, mais je croyais qu'après avoir fait la pot-bouille de ces aristocrates-là, je pourrais alleu danser la carmagnole aux Porcherons ; mais tâche !.. Une fois qu'un est ici, on n'en sort plus. Allons, voyons ma vaisselle d'hier ; car il faut qu'on leur lave la vaisselle avant de les servir... Ah ! la Commune a trop de bonté pour ces gens-là !.. (Il arrange, le plus lentement possible, lavaisselle qu'il doit emporter.)
TISON
Allons, file!.. Je les entends qui descendent!.. (Il le pousse brusquement.)
LÉTUVÉ.
Prenez donc garde, vous allez me faire casser la vaisselle, vous !...