ACTE Vï, TABLEAU VIII
mais tu n'as jamais eu le pouvoir d'un instant sur mon âme et sur ma pensée... Tu n'es qu'un vil instrument de tyrannie et de persécution, que je traîne à mon pied nomme le boulet... Voici la première t'ois que je te parle, car, à te voir, dans ta férocité brutale, je te refusais le sentiment et te plaignais comme une nature étrangère à l'humanité !..
TISON
Capet, tu n'es plus roi pour parler comme ça !..
Je suis homme, et tout le sang de mes veines s'est révolté à tes insultes!..
TISON
Te révolter... Eh ! eh !.. je suis là !..
LOUIS
Resserre encore nos chaînes, deviens encore plus impitoyable, si c'est possible, mais prends-y garde, je ne veux plus entendre ce que j'ai entendu !..
TISON
Et si ça me plaît?..
LOUIS
Je te l'ai dit je ne veux plus ! . .
TISON
Eh bien, moi, je n1ai à respecter ni toi, ni les tiens, encore moins ta femme!..
LOUIS
Misérable !.. (77 le saisit au collet, le pousse violemment et Tison va tomber au milieu des Gardes nationaux.)