SCENE VIII
MARTHE, seule.
Ah! qu'elle est belle ainsi, ma fille, et que j'ai bien le droit d'en êtrefière! Généreuse enfant! Dieu et ta mère te bénissent pour ta pieuse indignation, pour ton noble courage ! Si tu savais comme elle te contemplait avec orgueil, avec amour, la pauvre femme sur qui tu jetais le blâme et l'injure... elle souffrira tout pour assurer ton repos et ne détruire aucune des pures illusions de ton cœur... suis ta sainte inspiration... sois l'ange gardien de celui qu'on veut dépouiller et flétrir... va, malgré l'odieuse espérance de Georges, je ne lutterai avec toi que pour te fournir des armes contre moi-même et t'assurer la victoire.